Les partisans des Oilers invités à patienter

Dallas Eakins
Photo: Jason Franson La Presse canadienne Dallas Eakins

Edmonton — L’ancien entraîneur des Oilers d’Edmonton Dallas Eakins a répété un refrain qui est beaucoup trop familier pour les partisans de la pire équipe de l’association Ouest de la Ligue nationale de hockey: «Que vous aimiez ça ou non, vous devez être patients», a-t-il martelé.

Eakins a rencontré les journalistes mardi, au lendemain de son congédiement par le directeur général de l’équipe, Craig MacTavish. Ce dernier le remplacera de façon provisoire en attendant que l’entraîneur par intérim Todd Nelson se hisse à la barre du club. Nelson deviendra le cinquième entraîneur-chef des Oilers en sept ans.

Eakins a dit qu’il pouvait «maintenant s’exprimer librement», mais il n’a jamais démontré la moindre amertume au cours de son point de presse d’une demi-heure. En fait, il apparaissait davantage comme quelqu’un qui faisait encore partie de l’organisation.

L’ex-entraîneur a confié que, si on leur en donne le temps, Nelson et MacTavish pourront changer les choses. «Je comprends la frustration d’être exclus des séries depuis si longtemps, mais la situation actuelle est celle dans laquelle on vit, a dit Eakins. C’est comme si tu perdais tout ton argent. Tu ne peux pas le ravoir dès le lendemain. Tu dois recommencer à travailler et le mériter.»

Les Oilers présentaient une fiche de 7-19-5 avant leur duel de mardi soir contre les Coyotes de l’Arizona et ils avaient perdu 15 de leurs 16 derniers matchs. Ils sont en voie de rater les éliminatoires pour la neuvième saison de suite.

«Aux partisans de cette organisation: vous avez terriblement souffert, a poursuivi Eakins. Mais je vous le dis, vous devez être patients. C’est comme ça que ça marche. Vous devez être patients, et si quelqu’un peut changer la situation, c’est Craig MacTavish, ça c’est certain. Son dévouement envers cette organisation, la douleur qu’il endure jour après jour alors qu’il cherche des solutions pour améliorer cette organisation. Il y parviendra. Il le fera, je sais qu’il le fera.»