Therrien au Temple de la LHJMQ

Michel Therrien
Photo: David Zalubowski Associated Press Michel Therrien

Michel Therrien a accueilli lundi comme «un bel honneur» l’annonce de son intronisation prochaine au Temple de la renommée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Je tiens à remercier le commissaire, Gilles Courteau, et le comité de sélection de m’avoir choisi», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal après la séance d’entraînement de l’équipe à Brossard. «Tout a commencé là pour moi. Je n’oublierai jamais ceux qui m’ont accordé ma première chance. Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à la famille Morissette, avec Jean-Claude en tête. J’ai appris énormément grâce à la LHJMQ et je suis très honoré d’être admis au Temple de la renommée.»

Therrien a fait ses débuts comme entraîneur dans la LHJMQ dans les années 1990, d’abord à la barre du Titan de Laval puis des Bisons de Granby. Il a contribué à redorer le blason de la LHJMQ en menant les Bisons à la conquête de la Coupe Memorial en 1996, ce qui mettait fin à une séquence honteuse de 25 ans de la LHJMQ.

Therrien a reconnu candidement qu’il a fait beaucoup de choses à cette époque plutôt folklorique qu’il ne peut plus faire comme entraîneur en 2014. «Autres temps, autres moeurs, a-t-il glissé en s’esclaffant. C’était comme ça. Et à cette époque, nous avions fait des ajustements par rapport à ce que nos prédécesseurs comme Michel Bergeron et Pat Burns avaient fait. Il faut savoir s’adapter. C’est très important.»

Quand on lui a demandé d’élaborer en regard de gestes ou de crises qu’il regrettait d’avoir faits, l’entraîneur du CH a laissé tomber en souriant: «Nous, nous étions considérés comme des équipes très robustes».

Outre Therrien, admis dans la catégorie des bâtisseurs, le Temple de la renommée de la LHJMQ s’enrichira de quatre autres nouveaux membres le 8 avril prochain.

Les exploits d’anciens joueurs, soit le gardien Martin Brodeur, le défenseur Billy Campbell et l’attaquant Martin Gélinas, seront célébrés, tandis qu’on soulignera pour la première fois à titre posthume, à l’occasion du 20e anniversaire d’existence du Temple, la contribution du bâtisseur Jean Rougeau.