Dallas Eakins paie pour les insuccès des Oilers

Edmonton — Craig MacTavish dit avoir «du sang plein les mains» à la suite d’un autre décevant début de saison des Oilers d’Edmonton, mais c’est Dallas Eakins qui écope pour le moment.

Eakins, 47 ans, a été remercié lundi par son directeur général, devenant ainsi le premier à payer pour une autre campagne où tout va de travers chez les Oilers. L’équipe a perdu 15 de ses 16 derniers matchs et occupe le dernier rang dans la Ligue nationale de hockey avec 19 points en 31 matchs.

MacTavish assurera la transition vers Todd Nelson, promu entraîneur-chef intérimaire. Celui qui dirigeait le club-école de l’équipe dans la Ligue américaine prendra les Oilers en charge dans quelques jours.

Eakins est «un excellent entraîneur», a dit MacTavish, mais il devait absolument faire quelque chose alors que les défaites ne cessent de s’accumuler. Le d.g. n’a pas joué à l’autruche: il a pris une part du blâme pour ce mauvais début de saison, indiquant que c’est lui qui avait «construit cette formation. Je ne suis pas ici pour m’absoudre de tout reproche pour la situation dans laquelle nous nous trouvons.»

Les Oilers sont en bonne voie de rater les séries éliminatoires pour une neuvième saison consécutive, d’autres changements pourraient survenir au printemps.

Les Oilers présentent une fiche de 7-19-5 jusqu’ici cette saison et de 36-63-14 en un peu plus d’une année sous les ordres d’Eakins.

Comme ses prédécesseurs

Embauché à l’été 2012 pour aider les Oilers à «faire partie des équipes aspirant à la coupe Stanley à chaque année», Eakins a raté les séries à sa seule saison complète derrière le banc de l’équipe, qui n’a pas pris part aux éliminatoires depuis 2006.

«Je n’avais pas d’autre raison de le congédier que les performances de l’équipe, a dit MacTavish. C’est ce qui compte au final et il n’y a pas d’autres critères d’évaluation: le niveau de rendement de l’équipe et sa fiche. Ce sont les seules raisons qui ont mené à ce changement.»

Il revenait à Eakins de transformer les Oilers, mais leur cinquième entraîneur en sept saisons aura échoué comme ses prédécesseurs. L’un des jeunes entraîneurs les plus en vogue alors qu’il dirigeait les Marlies de Toronto, club-école des Maple Leafs dans la Ligue américaine, Eakins a décroché le boulot chez les Oilers parce que MacTavish croyait qu’«il pouvait créer des liens avec les jeunes joueurs».

MacTavish venait tout juste, il y a quelques jours, de donner un vote de confiance à Eakins, ajoutant que l’entraîneur n’avait pas «perdu son vestiaire». Mais comme les défaites n’ont cessé de s’accumuler, il a changé d’avis.

«Ces défaites affectent tout le monde au sein de l’organisation - en tout cas, elles le devraient — particulièrement le personnel d’entraîneurs, a indiqué MacTavish. Je pense que le fait que la situation n’ait pas du tout changé [après avoir accordé son vote de confiance], c’est ce qui a fait en sorte de me pousser à effectuer ce changement.»

Les Oilers ont une moyenne d’âge de 27 ans et comptent sur trois ex-premiers choix au total au repêchage: Taylor Hall (2010), Ryan Nugent-Hopkins (2011) et Nail Yakupov (2012).

Avant de diriger les Marlies, Eakins a agi à titre d’adjoint chez les Maple Leafs pendant deux saisons.