Laurent Dubreuil monte encore sur le podium

Laurent Dubreuil
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil se souviendra longtemps de son meilleur résultat en carrière sur le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste. Le jeune homme de 22 ans a dû patienter très longtemps avant d’apprendre qu’il avait terminé au 2e rang de la finale du 500 mètres à Berlin vendredi.

« En finissant ma course, j’étais déjà deuxième en sachant qu’il ne restait que deux paires de patineurs à venir derrière moi, a expliqué Dubreuil. La première paire ne m’a pas battu, mais dans la dernière, le patineur russe [Pavel Kulizhnikov] est tombé, ce qui a ralenti son adversaire néerlandais [Jan Smeekens]. À ce moment-là, je pensais avoir fini deuxième et gagné la médaille d’argent, mais [Smeekens] a eu droit à une reprise. »

« J’ai dû attendre pendant une heure et 45 minutes, donc je suis retourné à l’hôtel, je suis allé souper et j’ai regardé la reprise de Smeekens à la télé pour savoir si j’allais avoir l’argent ou le bronze. Ç’a été une très longue attente, mais je suis très, très content du résultat. C’est un très bon temps. »

En conséquence, son chrono de 35,09 secondes lui a permis de décrocher un deuxième podium en autant de Coupes du monde cette saison. Le patineur originaire de Lévis avait obtenu la médaille de bronze sur la même distance à la Coupe du monde de Séoul le 23 novembre. Ce sont ses deux premières médailles sur le circuit de la Coupe du monde en carrière.

« Ce qui explique mes bons résultats jusqu’ici, ce sont mes mauvais résultats de l’an passé, a-t-il mentionné. C’est ça qui m’a forcé à procéder à des changements. Si j’avais atteint les Jeux olympiques en janvier et que j’avais terminé 10, 12 ou 13e, je me serais dit que ç’allait bien, alors qu’en réalité ça fait deux ans que mes résultats stagnaient. J’ai fait des changements techniques, d’équipements et surtout d’entraînement. Je m’entraîne complètement différemment — beaucoup plus de volume, d’endurance. »

Plus détendu

Même s’il reconnaît que la barre sera haute pour ses prochaines courses, Dubreuil considère qu’il a davantage confiance en ses moyens et qu’il est plus détendu lorsqu’il s’amène sur la ligne de départ. « Je ressens un peu de pression, mais mes attentes personnelles ont toujours été extrêmement élevées, a-t-il noté. L’an passé, je n’étais pas assez bon pour répondre à mes propres attentes, mais cette fois-ci, pour la première fois de ma carrière, je suis assez bon pour y répondre, et même les excéder. Ça augure bien pour les prochaines courses. »

Il n’a concédé que 0,08 seconde au Polonais Artur Was et a devancé le Néerlandais Michel Mulder (35,12). Le Canadien Gilmore Juno s’est contenté du 8e rang.

Chez les dames, la Sud-Coréenne Lee Sang-hwa a dominé le 500 m. Lee a enregistré un temps de 37,87 secondes, devançant l’Américaine Heather Richardson par 0,34 seconde. Lee a gagné quatre des cinq premiers sprints cette saison. La Néerlandaise Margot Boer a pris le 3e rang.

Au 3000 m, Ivanie Blondin, d’Ottawa, a pris le 7e rang de la finale. C’est la championne olympique néerlandaise Irene Wust qui a prévalu, pour la deuxième fois de la saison sur la distance — en 4 min 1,55 s. Elle a battu sa compatriote Marije Joling ainsi que la Tchèque Martina Sablikova.

À la poursuite masculine, le Canada a pris le 6e rang en vertu d’un chrono de 3 min 49,88. La Pologne a signé la victoire grâce à un temps de 3 min 45,88 tandis que la Corée et les Pays-Bas ont complété le podium.