Hockey - Bruno St-Jacques doit prendre son mal en patience chez les Hurricanes

Raleigh - Après avoir connu un excellent début de saison, Bruno St-Jacques doit prendre son mal en patience chez les Hurricanes de la Caroline. Laissé de côté face au Canadien hier, le jeune défenseur montréalais souhaite être de la partie au Centre Bell, ce soir.

«J'ai déjà joué deux fois à Montréal avec les Flyers de Philadelphie et les Hurricanes, et c'est toujours spécial pour un Québécois de jouer devant sa famille.»

Seul Québécois au sein de l'équipe, St-Jacques — il est natif de Pointe-aux-Trembles — a le mal du pays en Caroline du Nord, où le hockey suscite beaucoup moins d'intérêt qu'au Québec.

«Ça fait du bien en tabarnouche de voir du monde de chez nous», a-t-il lancé aux journalistes montréalais.

Visiblement heureux de s'entretenir avec eux, il avait aussi beaucoup de questions à leur poser.

«Que se passe-t-il avec mon ami Mike [Ribeiro]? Mon père m'a appelé pour me dire qu'on l'avait retranché pour un match.»

Ribeiro et St-Jacques, tous deux âgés de 23 ans, ont évolué ensemble dans les rangs midget AAA, à Montréal-Bourassa.

«J'ai rencontré Mike l'été dernier et il m'avait dit qu'il s'entraînait sérieusement, a rapporté St-Jacques. Il doit avoir fait quelque chose de bien pour être actuellement le meilleur compteur de l'équipe. Mike s'est pris en main depuis qu'il est père de famille», a-t-il ajouté.

Au plan personnel, St-Jacques n'a pris part qu'à 13 rencontres cette saison, dont les sept premières après avoir connu un solide camp d'entraînement.

La légère blessure à une épaule qu'il a subie à Philadelphie, le 25 octobre, a freiné sa belle poussée. Il n'a disputé que cinq matchs depuis le 1er novembre.

«J'ai dû m'absenter pendant environ une semaine et j'ai perdu ma place, a-t-il mentionné. On a réellement une bonne défensive. Les gars devant moi gagnent beaucoup d'argent et ils sont ici pour jouer, pas pour être dans les gradins.»

Les Hurricanes misent sur les vétérans Sean Hill, Glen Wesley, Bret Hedican, Danny Markov, Bob Boughner et Aaron Ward. Niclas Wallin et lui luttent pour le poste de sixième défenseur.

Même s'il se sent seul par moments et qu'il est peu utilisé, St-Jacques ne se plaint pas. L'échange dans lequel il a été impliqué en février dernier a été positif pour la suite de sa carrière.

St-Jacques, ancien porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau dans les rangs juniors, est passé aux Hurricanes, en compagnie de Pavel Brendl, dans la transaction qui a envoyé le vétéran attaquant Sami Kapanen aux Flyers.

«Bobby Clarke m'avait dit qu'il m'échangerait si je ne figurais plus dans les plans d'avenir de l'équipe. Il a tenu parole. Raleigh est une ville plus tranquille que Philadelphie et je n'ai plus de coéquipiers québécois comme c'était le cas chez les Flyers avec les Simon Gagné, Éric Desjardins, Donald Brashear et les autres, mais je suis heureux d'être ici», a-t-il résumé.