Quatre autres années pour Eller

En séries, Lars Eller a terminé au deuxième rang des marqueurs de l’équipe avec 13 points (5-8) en 17 matchs.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne En séries, Lars Eller a terminé au deuxième rang des marqueurs de l’équipe avec 13 points (5-8) en 17 matchs.

Lars Eller aura sûrement encore un large sourire lorsqu’il retrouvera les siens au Danemark vendredi. L’attaquant vient de conclure une entente de quatre ans d’une valeur de 14 millions $US avec le Canadien de Montréal, qui lui assure de prolonger son séjour avec l’équipe qui lui a permis de s’enraciner dans la Ligue nationale de hockey.

 

Il y a de quoi célébrer, même s’il réalise déjà que les attentes seront désormais plus grandes à son endroit. «Bien des fois, le salaire, les attentes et la pression augmentent tous en même temps. Je l’ai vu avec d’autres joueurs à Montréal. Mais je m’impose déjà beaucoup de pression à moi-même», a souligné Eller jeudi lors d’une conférence téléphonique pendant qu’il attendait son vol à l’aéroport de Toronto.

 

«Mais ce contrat montre à quel point l’organisation croit en moi, a ajouté l’athlète de 25 ans. C’est vraiment plaisant de voir qu’ils aient manifesté leur confiance de cette façon. Maintenant, c’est à moi de jouer le meilleur hockey dont je suis capable.»

 

Eller a obtenu 26 points (12-14) en 77 matchs au cours de la dernière saison, ce qui amène son son total en carrière à 103 (45-58) en 286 matchs du calendrier régulier depuis ses débuts en 2009-2010, avec les Blues de St. Louis. Au cours de l’hiver, il a mené les attaquants du CH avec 130 mises en échec et il a obtenu 137 tirs au but, tout en maintenant une moyenne de temps de jeu légèrement inférieure à 16 minutespar rencontre.

 

En séries, le Danois de six pieds deux pouces et 215 livres a terminé au deuxième rang des marqueurs de l’équipe avec 13 points (5-8) en 17 matchs. Il s’est classé deuxième avec un rendement de +6.

 

«Mes performances dans les dernières séries ont probablement aidé ma situation, mais je pense que l’organisation a davantage tenu compte de mon temps passé ici dans son ensemble, a dit Eller du salaire qu’on lui a accordé. Marc [Bergevin] a appris à me connaître, il sait ce qu’il a avec moi. Et je sais à quoi m’attendre d’eux.»

 

«Nous sommes très heureux d’avoir conclu une entente de longue durée avec Lars Eller, a commenté le directeur général du Tricolore dans un communiqué. Un élément important de notre noyau de jeunes vétérans, Lars fait preuve de rigoureuses habitudes de travail et il démontre une excellente attitude. Il possède tous les atouts nécessaires pour se démarquer dans les deux sens de la patinoire. Il peut neutraliser les efforts des meilleurs joueurs adverses tout en étant un rouage en offensive pour l’équipe. Nous sommes confiants qu’il pourra continuer sa progression et qu’il sera en mesure de se distinguer comme un de nos joueurs importants pour de nombreuses années à venir.»

 

Reconnaissant qu’il vient de connaître une saison aux résultats «mixtes», Eller visera maintenant à afficher plus de constance. Il veut continuer de s’améliorer dans tous les aspects du jeu, mais il aimerait surtout devenir plus productif à l’attaque.

 

L’entente annoncée jeudi a permis aux deux parties d’éviter l’audience d’arbitrage qui était prévue vendredi. Eller est satisfait d’avoir évité une expérience qui est rarement agréable, mais il a assuré qu’il était prêt mentalement à la vivre.

 

«Ça te traverse l’esprit quand tu déposes une demande d’arbitrage. Il faut être réaliste et réaliser que c’est une possibilité, a-t-il noté. Si je n’avais pas été capable de composer avec ça, je n’aurais pas fait la demande. Mais les deux parties voulaient une entente à plus long terme depuis le début, il était donc clair que l’arbitrage était un dernier recours.»

 

Bergevin pourra maintenant s’attaquer aux négociations contractuelles avec le défenseur P.K. Subban qui, comme c’était le cas d’Eller, possède le statut de joueur autonome avec restrictions. Les deux parties ont rendez-vous devant l’arbitre le 1er août, et on tentera assurément d’éviter d’en arriver là.