L’Italie fauchée, l’Uruguay poursuit sa route

Le défenseur uruguayen Diego Godin (3) a redirigé un corner pour le seul but du match qualifiant son équipe pour les huitièmes de finale et éliminant l’Italie.
Photo: Emmanuel Dunand Agence France-Presse Le défenseur uruguayen Diego Godin (3) a redirigé un corner pour le seul but du match qualifiant son équipe pour les huitièmes de finale et éliminant l’Italie.

Le capitaine Diego Godin a marqué à la 81e minute et l’Uruguay a vaincu l’Italie 1-0 mardi pour s’assurer un passage aux huitièmes de finale de la Coupe du monde de soccer.

 

Un incident impliquant l’attaquant vedette sud-américain Luis Suárez, qui aurait mordu le défenseur italien Giorgi Chiellini, a toutefois porté ombrage à cette victoire.

 

L’Italie, quatre fois championne du monde, a donc subi l’élimination en phase de groupes au Mondial pour la deuxième fois d’affilée.

 

Sur un coup de pied de coin, Godin a bondi dans les airs au milieu d’un groupe de joueurs dans la surface et a vu le ballon le heurter dans le haut du dos et se faufiler jusque dans le filet. Le gardien italien Gianluigi Buffon n’a eu aucune chance sur le jeu.

 

Quelques instants auparavant, les reprises ont montré Suárez apparemment en train de mordre l’épaule de Chiellini alors que les deux joueurs se chamaillaient dans la surface des Italiens.

 

Suárez a déjà été sanctionné sévèrement pour avoir mordu le défenseur Branislav Ivanovic, de Chelsea, dans un match de la Premier League anglaise en 2013, et la FIFA peut imposer une suspension allant jusqu’à deux ans pour ce genre de geste.

 

Chiellini a soutenu que Suárez aurait dû être expulsé et que le carton rouge décerné au milieu de terrain Claudio Marchisio en première demie n’avait pas sa raison d’être.

 

« Le carton rouge à Marchisio et ne pas sanctionner Suárez, c’était ridicule. C’était pourtant très clair. Il y avait même une marque », a déclaré Chiellini au sujet de la morsure.

 

Ce n’était qu’un des nombreux gestes répréhensibles lors d’un match très robuste disputé à l’Arena das Dunas.

 

Marchisio a écopé d’un carton rouge pour avoir atteint avec sa semelle le genou d’Egidio Arevalo à la 59e minute. Également, Mario Balotelli a reçu son deuxième carton jaune en deux matchs en première demie et il a été relégué au banc en seconde mi-temps.

 

« L’arbitre n’a certainement pas aidé notre cause, a reconnu Buffon. Mais, dans les faits, vous ne pouvez pas toujours blâmer les autres. »

 

« Parfois, la seule chose à faire est de se regarder dans le miroir. Quand vous venez de perdre deux matchs sans marquer un but, il faut être prêt à assumer une partie du blâme », a ajouté Buffon, qui a égalé le record avec sa cinquième sélection pour la Coupe du monde.

 

Immédiatement après le match, le sélectionneur italien, Cesare Prandelli, a annoncé sa démission, disant assumer la totalité de la responsabilité de l’échec.

L’étonnant Costa Rica trône sur le groupe de la mort

Belo Horizonte — Le Costa Rica a terminé en tête de ce que plusieurs considéraient comme le groupe de la mort à la Coupe du monde après avoir soutiré un verdict nul de 0-0 à l’Angleterre mardi.

Les Ticos avaient seulement besoin d’une nulle pour s’assurer de terminer au sommet du groupeD et ils ont joué en conséquence, offrant un système défensif 5-3-2.

Il s’agit de la meilleure performance du Costa Rica à la Coupe du monde et il termine la phase préliminaire au sommet d’un groupe qui comprenait trois anciens champions du monde.

Si les Ticos avaient obtenu leur billet pour la phase éliminatoire en 1990, ils avaient terminé deuxième d’un groupe plus faible.

« Nous devrons continuer de nous battre, a reconnu l’entraîneur du Costa Rica, Jorge Luis Pinto. Quoi qu’il arrive, nous sommes disposés à lutter. »

L’Angleterre avait perdu ses deux premiers matchs contre l’Italie et l’Uruguay, à l’opposé du Costa Rica qui les avait remportés.

« Après tout, ce n’était pas le groupe de la mort, du moins pour nous », a ajouté Pinto. Il a dédié cette qualification à « tous ceux qui ont cru en nous et aux autres qui ne l’ont pas fait ».