Le «facteur E» à surveiller dans la série Canadien-Bruins

Brian Gionta, Max Pacioretty et Thomas Vanek (de gauche à droite), pendant un entraînement à Brossard. Après une victoire en quatre matchs contre le Lightning, le Canadien de Montréal devra affronter les Bruins de Boston en séries éliminatoires.
Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughe Brian Gionta, Max Pacioretty et Thomas Vanek (de gauche à droite), pendant un entraînement à Brossard. Après une victoire en quatre matchs contre le Lightning, le Canadien de Montréal devra affronter les Bruins de Boston en séries éliminatoires.

Brossard — Parmi les nombreux facteurs qui influenceront le déroulement du 34e chapitre de la rivalité Canadien-Bruins, il y a le « facteur E » qui pourrait bien être le plus important. E pour émotivité…

 

Brendan Gallagher, Alexei Emelin, P.K. Subban et Brandon Prust, d’un côté ; Milan Lucic, Zdeno Chara, Brad Marchand et Shawn Thornton, de l’autre. Les affrontements entre les deux équipes ne sont jamais banals, même ceux en saison régulière.

 

« Ce sera un élément clé dont on discutera assurément en groupe, a affirmé l’attaquant Daniel Brière, dimanche. L’équipe qui maîtrisera le mieux ses émotions aura un gros avantage. »

 

Sur ce plan, le Tricolore a ce don de réussir à décontenancer les Bruins, à finir par leur tomber sur les nerfs. Mais Brière n’estime pas qu’on parvienne à leur faire perdre la carte en séries éliminatoires.

 

« Nous ne serons pas capables de faire ce que nous avons fait pendant la saison, c’est-à-dire d’amener les Bruins à écoper de mauvaises pénalités ou de leur faire perdre la tête, a-t-il opiné. En saison régulière, c’est plus facile de l’échapper et de davantage répliquer aux coups qu’on vous donne. En séries, les Bruins sont très expérimentés. Ils ont atteint la finale de la coupe Stanley, l’an dernier, et ils ont gagné la coupe il y a quelques années [2011]. Ils savent ce qu’ils doivent faire pour se rendre loin. Je suis sûr qu’ils vont être bien préparés à ce chapitre. Ce sera très important pour nous de bien maîtriser nos émotions, sinon nous n’aurons aucune chance de l’emporter. »

 

Vanek et son trio

 

Thomas Vanek est le premier à admettre que le premier trio du Canadien devra indéniablement être meilleur contre les Bruins de Boston qu’il ne l’a été au cours du premier tour des séries éliminatoires.

 

« Nous devrons surtout être plus habiles à saisir les occasions de marquer parce que nous en aurons moins que contre le Lightning [de Tampa Bay] », a précisé l’ailier autrichien, dimanche. Au premier tour, notre trio n’a pas été à son mieux. Parfois, tu veux trop et ça va dans l’autre sens. En séries, tu ne dois pas abandonner et tu dois en profiter quand l’occasion se présente.

 

« Contre le Lightning, nous avons obtenu une multitude de chances dans les trois premiers matchs, et peut-être que si Max [Pacioretty] marque en prolongation lors du premier match, la suite de la série aurait été différente pour nous. La frustration nous a gagnés dans le match no 4. Face aux Bruins, nous devrons rester positifs et patients parce que les chances seront moins nombreuses. »

 

Vanek, David Desharnais et Pacioretty devront également voir à ce que le jeu de puissance du Tricolore fonctionne davantage. Le CH n’a réussi que deux buts en 13 occasions en supériorité numérique au cours du premier tour, pour un rendement de 15,4 %. À l’opposé, les Bruins affichent un rendement de 37,5 %, grâce à six occasions concrétisées sur 16 jusqu’à maintenant en séries. Vanek a admis que les Bruins se dressent en grand défi devant ses coéquipiers et lui.

 

« Pour vous rendre jusqu’au bout, vous devez affronter les meilleures équipes et les Bruins sont une de celles-là. Plus que jamais, nous devrons bien jouer dans notre zone et utiliser notre rapidité afin de restreindre l’espace aux Bruins.Au premier tour, nous avons fait du bon travail afin de nous adapter à la vitesse du Lightning. Cette fois, nous devons nous adapter à une grosse équipe qui joue bien. »


Par Robert Laflamme

2 commentaires
  • Marc Gendron - Abonné 28 avril 2014 10 h 04

    Go Habs Go!

    Ue série captivante à souhaits en perspective. Du hockey comme on en voit quasiment jamais en saison. Le CH en six, si on est optimiste et... un peu partisan. Dommage que l'organisation et le calendrier des séries fasse en sorte qu'une grande finale entre les deux équipes soit exclue.

  • Audrey Saldanha - Abonnée 28 avril 2014 11 h 04

    Émotivité ou brutalité

    Est-ce que vous connaissez un autre sport professionnel où des athlètes adultes (payés des millions) disent qu'ils tenteront de maîtriser leurs émotions, sans trop savoir comment ils vont y arriver. Dans une partie dont le résultat est crucial, il pourra donc arriver qu'à cause d'une forte émotion, ils donnent un coup illégal et prennent une punition qui causera la perte de l'équipe. Ils reconnaissent aussi qu'en saison régulière ils peuvent se permettre d'être proches de leurs émotions et d'entraîner leur équipe vers une défaite; ce sera tant pis pour leurs partisans qui espéraient plus de maturité de leur part.