Équipe Canada - Boyle et Vlasic, des approches contrastées

Dan Boyle a formé un rond avec sa main pour imiter un zéro et illustrer la quantité d’attention qu’il porte aux Jeux olympiques de Sotchi. Marc-Édouard Vlasic, lui, sait qu’il y a un certain engouement autour de sa possible inclusion au sein d’Équipe Canada, mais il n’en entend pas parler quand il est aux États-Unis. Mais cela n’empêche pas les discussions de prendre de l’ampleur au sujet de la possible participation des défenseurs des Sharks de San Jose aux prochains Jeux d’hiver.

 

« Vlasic et Boyle sont d’excellents défenseurs, ils devraient faire partie de l’équipe », déclare le joueur de centre et lui-même candidat à la formation canadienne Logan Couture. « Mais [les dirigeants d’Équipe Canada] ne peuvent pas emmener tout le monde en Russie. On verra ce qui arrivera quand ils annonceront les joueurs sélectionnés, mais ces deux joueurs mériteraient d’y être. »

 

Si les deux arrières jouent à la même position, ils ne sont pas en compétition l’un contre l’autre pour un poste. Vlasic est un défenseur gaucher défensif, tandis que Boyle est droitier et davantage porté sur l’attaque.

 

Leur approche est aussi complètement différente. Boyle a dû rater sept matchs plus tôt cette saison en raison d’une commotion cérébrale subie à la suite d’un coup de Maxim Lapierre. Son attention est donc complètement tournée vers la qualité de son jeu en lien avec son état de santé.

 

« Je n’accorde aucune importance à ma possible sélection, dit-il. Je tente toujours de replacer mon jeu. Ç’a été une année difficile pour moi depuis ma blessure et je ne pense pas à ça. »

 

Boyle, 37 ans, a déjà goûté à l’aventure : il faisait partie des substituts aux Jeux de Turin et il a récolté six points en sept matchs à Vancouver.

 

Par contre, Vlasic, à 26 ans, possède une expérience internationale limitée, lui qui n’a pris part qu’aux Championnats du monde de 2009 et 2012. Mais après avoir pris part au camp d’orientation en août dernier, il reconnaît y penser. « Je tente d’aider les Sharks à tous les jours, mais oui, je veux me tailler un poste au sein de l’équipe olympique. Ce serait le plus grand honneur de ma carrière », confie-t-il.

 

Vlasic est en voie d’accomplir son rêve. Reconnu pour son jeu en défensive, le natif de Montréal a été solide comme le roc à la ligne bleue depuis le début de la saison. Il attire maintenant l’attention partout dans le circuit et son jeu lui a permis de se détacher d’autres défenseurs gauchers qui ont participé à ce camp : Marc Staal, Dion Phaneuf, Marc Methot, Dan Hamhuis et Karl Alzner.

 

« La porte est ouverte pour moi, poursuit-il. C’est bien de savoir qu’ils voient la direction qu’a prise mon jeu. Je dois poursuivre dans la même veine. »

 

Il semble que Vlasic n’a effectivement qu’à offrir le même rendement d’ici au 7 janvier, date limite pour dévoiler la formation, afin qu’il soit retenu du côté gauche. Pour Boyle, c’est un peu plus compliqué du côté droit, où la circulation est plus lourde avec des défenseurs comme Shea Weber, Alex Pietrangelo, Drew Doughty et le dernier gagnant du trophée Norris, P.K. Subban.

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