Impact - Di Vaio : «Je veux jouer ici»

Marco Di Vaio, à droite sur la photo
Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Marco Di Vaio, à droite sur la photo

Marco Di Vaio a vécu des moments difficiles loin de sa famille au cours de l’été. Mais tout cela est derrière lui et l’attaquant de l’Impact de Montréal est très heureux d’être de retour pour une autre saison en 2014.

 

Des problèmes de santé dans sa belle-famille ont forcé le retour hâtif en Italie de sa femme et de ses enfants l’été dernier et l’Italien de 37ans a trouvé très difficile de vivre loin des siens pour une longue période. Même si le club montréalais a été très compréhensif en lui permettant de rentrer chez lui pour un certain temps, Di Vaio a longuement hésité avant de confirmer son retour.

 

« C’était difficile car soudain et nous n’étions pas préparés, a-t-il raconté vendredi en conférence de presse. Cette fois, nous avons pris le temps, ma femme et moi, de discuter de la situation et de planifier les choses. Maintenant que nous savons comment nous allons vivre cela, nous sommes prêts pour l’année prochaine. »

 

Il a été convenu que Di Vaio et sa famille seront réunis de 15 à 20 jours à tous les deux mois et que toute la famille passera l’été à Montréal. Une fois que cet arrangement a été convenu, il ne restait plus qu’à informer l’équipe de ses plans. « Je voulais prendre ma décision avant la fin de la saison parce que je voulais faire comprendre à l’organisation que je serai là, qu’on participe aux séries ou pas. Je veux jouer ici. Je me sens vraiment bien au sein de ce club. »

 

Et le club le lui rend bien également : le propriétaire Joey Saputo a confirmé que l’entente de Di Vaio, qui a touché 2 millions $US au cours des deux dernières campagnes à titre de joueur désigné, a été révisée à la hausse. Malgré tout, Saputo estime que son embauche est le plus beau coup de filet de l’Impact.

 

« Sans aucun doute. Que ce soit pour le joueur, la personne, la crédibilité ou la notoriété que Marco Di Vaio a apportés, ç’a été une bonne affaire. Maintenant, pour cette nouvelle entente, on verra », a-t-il dit en riant.

 

Ne reste plus à Di Vaio et à l’Impact qu’à remporter un championnat. « Mon travail ici ne sera pas accompli sans cela, a noté l’attaquant. Je veux poursuivre le travail amorcé ici et je veux offrir un championnat à Joey et Nick [De Santis, le directeur sportif]. »

 

Di Vaio a balayé du revers de la main les rumeurs qui l’envoyaient terminer sa carrière chez lui, au FC Bologne. « Quand je suis parti [du FC Bologne], j’ai signé un contrat pour y retourner dans un poste de direction. Maintenant, je ne suis pas prêt à devenir un dirigeant ! Je veux continuer à jouer. L’unique équipe où je pense continuer à jouer, c’est l’Impact. C’est ridicule de penser que je puisse retourner là-bas comme joueur. »

 

Maintenant que sa situation familiale est réglée et que son désir de jouer est intact, est-il envisageable que ce contrat ne soit pas son dernier avec le onze montréalais ? « Je ne sais pas, a-t-il répondu. Les trois derniers mois ont changé beaucoup de choses. Bien des choses peuvent changer en un an. Je ne sais pas. On verra. »

 

Match crucial contre l’Union

 

Pour l’instant, Di Vaio ne songe qu’au match du week-end, un affrontement crucial contre l’Union de Philadelphie samedi au stade Saputo.

 

Si le début de saison sensationnel de l’équipe laissait entrevoir de grandes choses, les dernières semaines ont été plutôt difficiles pour l’Impact, qui n’a amassé qu’un point à ses six derniers matchs et inscrit une seule victoire en huit rencontres, le 8 septembre dernier en Nouvelle- Angleterre. Bloqué à 46 points depuis trois semaines, l’Impact n’a pas le droit de perdre face à l’Union, qui partage avec l’Impact et le Fire de Chicago le quatrième rang de l’association Est de la Major League Soccer. La formation de Marco Schällibaum n’a le dessus sur ses deux poursuivants que grâce aux buts marqués et au différentiel de buts.

 

« On arrive dans un moment très difficile, a reconnu Di Vaio, comeneur du circuit Garber avec 19 buts. On s’est mis dans ce pétrin, maintenant il faut s’en sortir et ce ne sera pas facile. On sait, surtout après mercredi soir alors qu’on a joué un bon match, on a la confiance qu’on peut redresser les choses. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps.»

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