Bobby Orr voit Don Cherry au Temple de la renommée

Selon Bobby Orr, Cherry mérite d’être intronisé à titre de bâtisseur pour son influence sur le développement du sport.
Photo: La Presse canadienne (photo) Darren Calabrese Selon Bobby Orr, Cherry mérite d’être intronisé à titre de bâtisseur pour son influence sur le développement du sport.

S’il n’en tenait qu’à Bobby Orr, Don Cherry aurait sa place au Temple de la renommée du hockey.

 

L’ancien défenseur étoile aujourd’hui âgé de 65 ans écrit dans sa nouvelle autobiographie, intitulée Orr : My Story, que Cherry mérite d’être intronisé à titre de bâtisseur pour son influence sur le développement du sport, qui dépasse le seul match qu’il a joué dans la Ligue nationale ainsi que ses six saisons passées à la barre d’une équipe.

 

« Sa place dans la communauté du hockey est déterminante et significative, et son importance est aussi grande que celle de tout autre joueur, ancien ou actuel », écrit Orr dans un chapitre entièrement consacré à son ex-entraîneur et ami de longue date.

 

Cherry a dirigé Orr pendant presque deux saisons chez les Bruins de Boston et les deux hommes sont demeurés liés au fil des ans. Le membre du Temple de la renommée du hockey sait qu’il est impossible pour lui de demeurer objectif lorsqu’il parle de Cherry, mais il croit sincèrement que le personnage de Hockey Night in Canada devrait être honoré.

 

« Est-ce qu’il y a quelqu’un de plus impressionnant que Don Cherry dans notre sport actuellement ? C’est incroyable ce que cet homme accomplit, a confié Orr dans une entrevue à La Presse canadienne. Les gens n’ont aucune idée. Ils pensent que Don est une grosse brute sans jugement. Il est payé pour donner son opinion. Que vous l’aimiez ou le détestiez, lorsqu’il se pointe en ondes, tout le monde écoute. »

 

Outre la garde-robe excentrique de Cherry, sa contribution sociale et son travail auprès des forces armées canadiennes sont d’autres arguments d’Orr qui militent en faveur de son intronisation au Panthéon.

 

«Vous n’avez aucune idée combien de courriels je reçois de Don me demandant d’envoyer quelque chose à une personne ou à une autre, explique-t-il. Il travaille très fort sur des choses que les gens ignorent, et il ne cherche pas de publicité pour ses gestes.»

 

Cherry n’a jamais remporté la Coupe Stanley à titre d’entraîneur, mais il a obtenu le trophée Jack Adams remis à l’entraîneur par excellence en 1975-1976. Comme joueur, il a gagné la Coupe Memorial avec les Flyers de Barrie en 1953 et quatre Coupes Calder dans la Ligue américaine de hockey.

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