Le maire Labeaume demeure optimiste

Le maire Régis Labeaume assure qu’il n’est pas surpris ni déçu que Québec ne puisse finalement pas servir de refuge aux Coyotes de Phoenix.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Le maire Régis Labeaume assure qu’il n’est pas surpris ni déçu que Québec ne puisse finalement pas servir de refuge aux Coyotes de Phoenix.

Québec — Québec ne pourra finalement pas servir de refuge à des Coyotes chassés de Phoenix, mais le maire Régis Labeaume assure qu’il n’est pas surpris ni déçu pour autant. Ainsi a-t-il réagi mercredi aux derniers rebondissements quant au sort incertain de l’équipe de la Ligue nationale de hockey.


Le conseil municipal de Glendale, en Arizona, a en effet décidé mardi soir par un vote serré de ratifier une convention de bail de l’aréna Jobing.com avec le propriétaire potentiel de l’équipe, ce qui assure pratiquement le maintien des Coyotes en Arizona pour cinq ans.


Or la Ville de Québec et le magnat de la presse Pierre Karl Péladeau fondaient des espoirs sur l’éviction éventuelle des Coyotes, gérés depuis quatre ans par la LNH, qui auraient pu ainsi être accueillis dans le futur amphithéâtre de la Vieille Capitale.


Mais au terme de négociations tendues, le conseil de Glendale a voté à quatre contre trois en faveur d’une entente de bail de 15 ans et 225 millions de dollars avec Renaissance Sports Entertainment lors d’une session extraordinaire. Ce vote ouvre la voie à RSE pour acheter les Coyotes.


« Vous savez, la déception, on ne fait pas trop là-dedans », a déclaré M. Labeaume. « Pierre Karl Péladeau est comme moi : si ce n’est pas ça, on repart ! Il n’est pas du genre à être déçu, et moi ce n’est pas trop mon genre non plus. » Il a néanmoins lâché : « C’est sûr qu’on aurait aimé avoir un club. »


Il n’était pas surpris non plus. Il se doutait de l’issue du vote à compter du moment où il a vu le commissaire de la LNH Gary Bettman assister à la séance du conseil de Glendale. « Je voyais mal le commissaire se présenter là et assister à un vote négatif, ça m’aurait semblé assez extraordinaire. Quand j’ai vu M. Bettman arriver [mardi], je me suis dit : c’est réglé. Il devait savoir de quelle façon allaient voter les élus. Je suis allé me coucher en me disant que c’était fait. C’est bête, mais c’est ça », a déclaré le maire.


Il a dit comprendre la stratégie du commissaire et tout le battage entourant la candidature de la rivale Seattle. En homme d’affaires, M. Bettman a tout avantage à vendre une concession le plus cher possible, a dit M. Labeaume, qui soutient qu’il aurait fait de même s’il avait été le grand patron de la ligue.


« Quand j’entendais parler de Seattle, je trouvais ça très astucieux, très intelligent. Quoi qu’on en pense, il a très bien fait son travail », a-t-il poursuivi, lui qui se dit néanmoins « convaincu que Québec est dans les plans de la ligue ».


Il a précisé qu’il allait communiquer avec M. Péladeau mercredi. Le maire assure qu’il poursuit son travail pour livrer l’amphithéâtre à temps, tandis que M. Péladeau continue d’essayer de faire l’acquisition d’une franchise.


La ministre responsable de la région de la capitale, Agnès Maltais, a aussi commenté le maintien des Coyotes à Phoenix. « C’est un peu triste, mais il faut surveiller les autres marchés qui pourraient être en danger. Il va falloir être un peu plus patient », a-t-elle déclaré.


Mme Maltais avait été la marraine du projet de loi 204, qui avait permis à la Ville de Québec de confier la gestion de l’amphithéâtre à Québecor sans appel d’offres. Le projet de loi avait amorcé un grand schisme au Parti québécois et provoqué plusieurs départs de députés en désaccord.

À voir en vidéo