Tour de France - Troisième étape : Simon Gerrans résiste de justesse à Peter Sagan

Le sprinteur australien Simon Gerrans
Photo: Agence France-Presse (photo) Mark Gunter Le sprinteur australien Simon Gerrans

Calvi – Le sprinteur australien Simon Gerrans a résisté à une poussée ultime de Peter Sagan, lundi, et remporté par moins d’une demi-roue la troisième étape vallonnée du Tour de France.


Gerrans (Orica Greenedge) semblait avoir la ligne d’arrivée dans sa mire avec une centaine de mètres à faire quand Sagan a lancé un sprint dévastateur qui a failli payer. Mais Gerrans a puisé dans ses dernières réserves pour signer la deuxième victoire d’étape de sa carrière au Tour de France, grâce à un temps de trois heures, 41 minutes et 24 secondes.


L’Espagnol Jose Joaquin Rojas a pris le troisième rang. Le coureur de 33 ans devra surtout remercier son coéquipier Simon Clarke, qui s’est placé dans l’échappée initiale.


La victoire était particulièrement la bienvenue pour Orica Greenedge, dont l’autobus a bloqué la ligne d’arrivée lors de la cacophonique première étape avant d’être enlevé in extremis.


Pas moins de 88 coureurs ont terminé dans le même temps officiel que Gerrans, dont Pierre Rolland et Thomas Voeckler, les têtes d’affiche d’Europcar, ainsi que le Canadien Ryder Hesjedal (Garmin-Sharp). Sagan était en maillot vert après l’étape, un honneur qu’il dispute au sprinter britannique Mark Cavendish.


Dix-neuvième de l’étape de lundi et vainqueur de l’étape de dimanche, Jan Bakelants a conservé le maillot jaune. On retrouvait plus de 70 coureurs à une seconde d’écart, dont Gerrans, Hesjedal, Voeckler et Rolland. Ce dernier a conservé le maillot à pois.


Le Québécois David Veilleux a terminé 110e de l’étape, à 5:02, en compagnie de son coéquipier chez Europcar Cyril Gautier, 111e. Veilleux s’est retrouvé 117e au classement général, à 14:08. L’autre Canadien en lice, Svein Tuft, était 170e au général.


« Le positionnement était important dans la course parce que les routes étaient sinueuses, mais ça n’a pas été aussi difficile que je m’y attendais et les jambes étaient correctes, a indiqué Veilleux. Au niveau du rythme, ils auraient pu forcer les choses beaucoup plus, mais ça allait. »

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