Cyclisme - Les Grands Prix de Québec et Montréal pourraient prendre du galon

Les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal ont toutes les chances d’être retenus au sein d’un calendrier de l’UCI WorldTour écourté, redéfini et amélioré, selon Serge Arsenault, président des deux épreuves québécoises qui en seront à leur quatrième présentation en septembre prochain.


Le premier indice, et le plus solide, que les GPCQM risquent fort d’être choisis parmi la crème de la crème des rendez-vous du cyclisme mondial, c’est qu’Arsenault s’est récemment retrouvé à Naples au sein d’un contingent représentant les cinq acteurs principaux du cyclisme professionnel que le comité de gestion de l’Union cycliste internationale a consultés au sujet des nombreux changements proposés en vue de la saison 2015.


« J’ai fait un court séjour de 16 heures à Naples où on a discuté beaucoup », a expliqué Arsenault lundi en marge d’une conférence de presse qui avait pour but de confirmer que les Grands Prix québécois seraient de nouveau disputés, les 13 et 15 septembre.


« Il y avait le Tour de France et celui d’Espagne, le Giro, les classiques belges et nous. Nous avons été un peu surpris de nous retrouver là, mais ils nous ont dit qu’ils avaient absolument besoin d’une vision non européenne parce que le développement du cyclisme va également se faire à l’extérieur de l’Europe », a commenté Arsenault.


Parmi les modifications envisagées annoncées par l’UCI la semaine dernière, on retrouve la réduction du nombre de courses au plus haut niveau ainsi que la réduction du nombre de coureurs au sein de chaque équipe. On veut par ailleurs rendre plus homogènes les normes d’organisation d’une course à l’autre et rendre plus clair ce qui distingue les différents niveaux de compétition.


« On va probablement passer d’un calendrier de 24 à 25 courses à 15 ou 16. Il est possible qu’il y ait un WorldTour A avec 15 courses, et une division B avec une dizaine de courses », a expliqué Arsenault.


Le WorldTour A comprendrait la Vuelta, le Tour de France, le Giro d’Italie et les classiques belges, a noté Arsenault, mais ensuite « il y aura peu d’élus. Québec et Montréal ont une très bonne chance d’y être, mais la compétition va être féroce », vu l’avènement de nouveaux joueurs provenant de la Russie, du Brésil et de l’Asie.


L’UCI risque donc de ne retenir que les épreuves ayant des attraits indéniables. Arsenault s’est à cet égard dit d’avis que son événement est « drôlement bien positionné » - un commentaire qu’il fait « sans prétention » puisque son organisation a vu sa sanction de l’UCI renouvelée pour quatre ans en 2012 - pour être retenu au sein d’un éventuel WorldTour A, notamment parce que les GPCQM ont été identifiés par l’UCI comme un exemple à suivre.


Les GPCQM de septembre prochain mettront aux prises 21 équipes de huit coureurs, dont les 19 formations du WorldTour et l’équipe continentale Europcar, qui compte dans ses rangs le Québécois David Veilleux. Celui-ci a récemment été sélectionné par sa formation pour participer au Tour de France.

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