Grand prix du Canada - Sebastian Vettel en pôle position

L'Allemand Sebastian Vettel a enlevé la pôle position, samedi, au Grand Prix du Canada à Montréal, lors d'une séance de qualification où les pilotes ont dû ruser avec la pluie.

Le pilote Red Bull a bouclé les 4,361 km du circuit Gilles-Villeneuve en 1 min. 25,425 sec, 0,09 seconde de moins que le coureur de l'écurie Mercedes, le Britannique Lewis Hamilton, et environ une demi-seconde de mieux que le Finlandais Valtteri Bottas de l'écurie Williams sur une piste qui était soit mouillée, soit humide.

«C'était très très piégeux [tricky]», a confié Vettel, qui mène le Championnat du monde après six épreuves sur 19. «Espérons que les conditions météorologiques seront moins difficiles pour la course.»

Le triple champion du monde n'est jamais parvenu à monter sur la plus haute marche du podium à Montréal. Le mieux qu'il ait pu faire jusqu'à présent est une deuxième place en 2011, au terme d'une course qui avait eu plus l'air d'une régate tellement il avait plu.

Lewis Hamilton a quant à lui déjà triomphé à trois reprises au circuit Gilles-Villeneuve. Il ne cachait pas sa déception, samedi. Les Mercedes ont fait très bien en qualifications depuis le début de la saison, mais tendent à dégrader leurs pneus plus rapidement que les autres en course. «Ce sera bien de partir en première ligne, demain. Mais ce ne sera pas facile. Les Red Bull et les Ferrari sont très rapides sur de plus longues distances.»

Surprise

La troisième place sur la grille de départ de Valtteri Bottas a été la grande surprise du jour. L'écurie Williams n'était jamais parvenu cette saison à faire mieux que la 14e place au départ et n'a pas encore inscrit un seul point au Championnat. Le meilleur résultat de son pilote recrue jusqu'à présent est une 11e place au deuxième Grand Prix de Malaisie, au mois de mars.

Aussi, le Finlandais était-il le seul hier à souhaiter ouvertement de la pluie dimanche. «On ne s'attendait franchement pas à être dans les dix premiers aux qualifications, a-t-il admis candidement. On a été aux prises avec toutes sortes de problèmes depuis le début de la saison. On a aura peut-être une chance de s'en tirer s'il pleut lors de la course. Sinon, ce sera très difficile.»

Titulaire de la pôle position lors des trois courses précédentes et gagnant de celle de Monaco, il y a deux semaines, le coéquipier de Lewis Hamilton, l'Allemand Nico Rosberg, n'a pu faire mieux que le quatrième temps. Viennent ensuite l'autre Red Bull, piloté par l'Australien Mark Webber, et la Ferrari de l'Espagnol Fernando Alonso.

Le coéquipier de ce dernier a eu moins de chance. Felipe Massa a terminé sa journée de travail par une longue glissade qui s'est achevée dans un mur de pneus. Le pilote brésilien ne s'en est heureusement tiré qu'avec de la tôle et l'amour propre froissés.

Dans la liste des coureurs habitués de faire mieux en qualifications, on retrouve les deux pilotes de McLaren, Sergio Perez et Jenson Button, qui n'ont pu mieux faire, respectivement, que le 12e et le 14e temps, ainsi que le pilote de l'écurie Lotus, Romain Grosjean, qui a terminé 19e, mais qui sera relégué à la toute dernière place au départ en raison d'une pénalité de 10 places décernée à la suite du dernier Grand Prix, à Monaco.

Renouvellement d'entente avec Ecclestone?

Le seul petit rayon de soleil aperçu dans l'île Notre-Dame, samedi, a été la nouvelle, rapportée par TVA, qu'une entente de principes serait intervenue entre les différents paliers de gouvernement et le grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, pour le maintien du Grand Prix du Canada à Montréal, après 2014. Il ne resterait que de petits détails à régler et l'assentiment officiel des gouvernement en conseil des ministres avant d'annoncer la bonne nouvelle.

Le promoteur de l'événement, François Dumontier, n'avait pas de commentaire à faire samedi.

Conclue en 2009 et encore bonne jusqu'à l'an prochain, l'entente actuelle prévoit le versement de 15 millions par année par Ottawa (5 millions), Québec (5 millions), ainsi que Tourisme Montréal et la Ville de Montréal (5 millions). Entreprises depuis plusieurs mois déjà, les négociations de renouvellement de cette entente auraient buté sur les réticences du gouvernement Harper d'augmenter sa contribution.

À en croire ce qui en a filtré jusqu'à présent, on chercherait, cette fois, à conclure une entente d'une durée de 10 ans. La contribution commune des gouvernements serait majorée à un peu plus 20 millions par an, mais devrait s'accompagner d'un investissement dans la modernisation du circuit Gilles-Villeneuve (ligne des puits, garages, paddock, tour de contrôle) dont la facture pourrait s'élever entre 25 et 40 millions.

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