Bergevin a jugé préférable de ne pas hypothéquer l'avenir du Canadien

Brossard — Marc Bergevin a tendu des lignes à l'eau et il a prêté l'oreille aux propositions qu'on lui a faites au cours de la dernière journée des échanges de la LNH, mercredi. Mais, au final, le directeur général du Canadien n'a pas dérogé du plan établi avant cette saison, estimant que le coût à défrayer était trop élevé.

En conférence de presse à Brossard, Bergevin a expliqué qu'il tient mordicus aux jeunes joueurs prometteurs de l'organisation ainsi qu'aux six choix de repêchage que l'équipe possède dans les 90 premiers en vue de la séance de juin.

Il a réitéré que l'objectif, à brève échéance, est que le Canadien accède aux séries éliminatoires et, à longue échéance, qu'il soit une équipe compétitive pour les saisons à venir.

Minimisant l'importance qu'on accorde aux dernières heures folles de la date limite, il a rappelé que la période des transactions s'était amorcée pour lui, il y a deux mois.

Bergevin n'a pas voulu dire s'il avait tenté de faire l'acquisition de gros noms, comme Jason Pominville, des Sabres de Buffalo, que le Wild du Minnesota a obtenu.

Il a insisté sur la notion de « concept d'équipe », si chère à l'entraîneur Michel Therrien et à ses acolytes, en soulignant que l'équipe continue de connaître du succès, peu importe la perte de joueurs en raison de blessures.

Parlant des blessés, il a dit être confiant de revoir sous peu dans la formation l'ailier Rene Bourque et le défenseur Raphaël Diaz, qui récupèrent tous deux de commotions cérébrales.

Bourque se rapproche davantage d'un retour que Diaz, qui a recommencé à manier la rondelle sur la glace mercredi.

Bergevin a assuré qu'on ne doit pas interpréter l'acquisition du défenseur Davis Drewiske, des Kings de Los Angeles, mardi, comme un vote de non confiance à l'endroit des jeunes défenseurs qui ont défilé à Montréal au cours du dernier mois.

Il a ajouté que ces jeunes défenseurs sont promis à un bel avenir et que si on est allé chercher Drewiske c'est parce qu'une équipe « n'a jamais trop de défenseurs et que le prix à payer était correct ».

Par Robert Laflamme

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