Cyclisme : Armstrong réclame une amnistie

Londres — Un programme de « vérité et réconciliation » est « la seule façon » de régler la crise du dopage dans le cyclisme et l’Union cycliste internationale ne devrait jouer aucun rôle dans ce processus, selon Lance Armstrong.

Le champion déchu a accordé une entrevue à Cycling News, sa première depuis qu’il a admis devant Oprah Winfrey qu’il s’est dopé à l’occasion de ses sept victoires au Tour de France.

Dans une entrevue réalisée par courriels avec la publication britannique spécialisée, Armstrong n’a exprimé aucun remords et n’a pas fait preuve de contrition. Il a dit avoir le sentiment qu’il a servi de bouc émissaire dans un sport où aucune génération n’a été « propre ».

Il a affirmé qu’il fallait absolument offrir l’amnistie aux coureurs et aux dirigeants qui sont prêts à avancer des faits. « Ce n’est pas la meilleure manière, c’est la seule manière, a-t-il expliqué. Bien que je sois au milieu de la tempête, ceci ne se résume pas à un seul homme, à une seule équipe ou à un seul directeur. Cela concerne le cyclisme et, franchement, tous les sports d’endurance. Lyncher publiquement un homme et son équipe ne résoudra pas le problème. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il sentait qu’on cherchait seulement quelqu’un à blâmer en le ciblant, Armstrong a répondu par l’affirmative. « Mais je comprends pourquoi, a-t-il reconnu. Nous devons accepter les conséquences de ce que nous faisons. »

Armstrong s’est dit prêt à participer à un processus de type « vérité et réconciliation ». Mais il a précisé à Cycling News que le programme devrait être géré par l’Agence mondiale antidopage et non par l’Agence antidopage des États-Unis, l’organisme qui a publié le rapport ayant mené à la perte de tous ses titres ainsi qu’à sa suspension à vie.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il ne voudrait pas parler à la USADA, Armstrong a rétorqué : « Ce n’est pas compliqué. C’est un sport mondial, pas un sport américain. »

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