Cyclisme: la grande explication devra attendre

Deux heures d’audience vendredi dernier à Londres, et puis c’est tout pour cette éphémère commission.


L’Agence antidopage des États-Unis, celle qui a fait chuter l’ex-boss du peloton, et l’Agence mondiale antidopage avaient déjà refusé catégoriquement d’y participer, ne voyant pas grand-chose d’indépendant dans son mode de fonctionnement. Mais en plus, les trois membres de la commission sont entrés en conflit avec l’UCI et ont déploré plus globalement mardi le manque de coopération des parties intéressées.


Pressée de toutes parts de laisser quiconque venir s’exprimer sans crainte de sanctions, l’UCI a fini par céder.


À contre-coeur, son président Pat McQuaid, qui compte bien briguer un troisième mandat fin septembre, s’est rallié à l’idée d’une commission de type « vérité et réconciliation », à la manière du dispositif éprouvé dans des pays africains ou latino-américains traumatisés par une dictature.


Mais si la promesse est faite, un point essentiel reste à régler : qui va assurer son financement ? « Bien que je m’engage dans la mise en place d’une commission “ vérité et réconciliation ”, ce processus doit servir au mieux les intérêts de notre sport et de notre fédération, et ne doit pas causer sa faillite », a insisté lundi le président de l’UCI dans un communiqué.

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