François Gabart l’emporte en pulvérisant l’ancien record

François Gabart, 29 ans, est entré au Panthéon de la voile en remportant le 7e Vendée Globe dimanche aux Sables-d’Olonne.
Photo: Agence France-Presse (photo) Damien Meyer François Gabart, 29 ans, est entré au Panthéon de la voile en remportant le 7e Vendée Globe dimanche aux Sables-d’Olonne.

Les Sables-d’Olonne – François Gabart, qui est entré au Panthéon de la voile en remportant dimanche aux Sables-d’Olonne le 7e Vendée Globe, à 29 ans et dès sa première participation, est la dernière pépite de la course au large en solitaire, domaine où les Français règnent en maîtres.

Le vent étant bien retombé, Gabart (29 ans) a franchi à petite vitesse la ligne d’arrivée située à l’extérieur du chenal à 15 h 18 heure française (14 h 18 GMT), bouclant sa circumnavigation express de quelque 24 000 milles (44 450 km) en 78 j02 h et 16 minutes, améliorant de six jours le record établi en 2009 par son mentor Michel Desjoyeaux (84 j 03 h et 09 min).

Son poursuivant immédiat, le Français Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), était attendu en fin d’après-midi aux Sables.

Desjoyeaux avait embarqué au milieu de la nuit dans un catamaran à moteur pour aller accueillir Gabart, son poulain, au large des côtes vendéennes.

Le mauvais temps qui balayait samedi le golfe de Gascogne avait conduit les autorités à interdire la sortie du chenal aux plaisanciers dimanche à partir de 06 h 00 GMT.

Des milliers de personnes s’étaient massées dès le début de la matinée sur le bord du chenal des Sables-d’Olonne pour acclamer le vainqueur du Vendée Globe, vêtues de cirés, armées de parapluies, équipées de toiles imperméables pour s’asseoir.

Gabart, blond aux yeux bleus de 1,71 m pour 66 kg, avait assisté en spectateur au départ du dernier Vendée Globe il y a quatre ans et a donc réussi son incroyable pari après une carrière météorique.

 

L’ingénieur

Le secret de Gabart, installé à La Forêt-Fouesnant (Bretagne) avec sa compagne norvégienne Henriette et leur fils de 10 mois, Hugo, tient sans doute à sa formation d’ingénieur.

Sa victoire dans le Vendée Globe est un modèle d’intelligence. Toujours aux avant-postes dans la descente de l’Atlantique et l’océan Indien, dessinant des trajectoires impeccables, il est passé en tête de la flotte à la hauteur du cap Leeuwin (sud-ouest de l’Australie), se livrant ensuite à un duel haletant avec Le Cléac’h jusqu’au cap Horn.

Gabart a pris le large dans la remontée de l’Atlantique, son « meilleur ennemi » lui reprenant toutefois quelques milles à la hauteur du Pot au Noir. Mais le skipper de Macif n’a plus jamais quitté la tête de la course et a gardé son sang froid jusqu’au bout. Même lors de la dernière ligne droite dans le golfe de Gascogne, sous la pression d’un Le Cléac’h qui, fidèle à son surnom de « chacal », ne voulait rien lâcher.

La victoire de Gabart ne signe pas la fin de la course. Derrière Le Cléac’h, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), 3e, devrait être le prochain concurrent à rallier Les Sables, mardi ou mercredi.

Vingt concurrents avaient pris le départ du Vendée Globe le 10 novembre et 12 étaient encore en course dimanche.

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