Euro 2012 - «Super Mario» propulse l’Italie en finale

La vedette italienne Mario Balotelli a manifesté sa joie de marquer son deuxième but contre l’Allemagne en retirant son maillot pour exhiber sa musculature, ce qui lui a valu un carton jaune.
Photo: Agence France-Presse (photo) Christof Stache La vedette italienne Mario Balotelli a manifesté sa joie de marquer son deuxième but contre l’Allemagne en retirant son maillot pour exhiber sa musculature, ce qui lui a valu un carton jaune.

Varsovie — Un doublé de l’enfant terrible du football italien Mario Balotelli a permis hier à la Squadra Azzurra d’éliminer l’Allemagne (2-1) et de se qualifier pour la finale de l’Euro 2012 de football, où elle retrouvera l’Espagne.

Les Italiens, qui étaient arrivés en toute discrétion en Ukraine et en Pologne au début du mois, sont montés petit à petit en puissance pour devenir aujourd’hui des prétendants crédibles à un titre de champions d’Europe qui les fuit depuis 44 ans.


Leur premier match prometteur fut d’ailleurs contre les champions du monde et d’Europe en titre, les Espagnols, une rencontre où la Nazionale avait tenu la dragée haute à la Roja (1-1).


Hier, la révolte allemande et le penalty converti par Mesut Özil à la 92e minute de jeu, à la suite d’une main de Federico Balzaretti, est intervenu bien trop tard pour relancer la marche triomphale de la Mannschaft, qui avait jusque-là gagné tous ses matchs dans le tournoi.


Tout comme l’Italie, Mario Balotelli était un sujet récurrent de railleries, tant pour ses écarts de conduite spectaculaires que pour sa tendance à manquer, parfois, des occasions toutes faites.


Au cours du tournoi, il fut également victime de racisme, que cela soit dans les stades ou même dans son propre pays, représenté en King Kong dans une caricature publiée dans un grand quotidien sportif italien.


Mais son précieux doublé hier soir aura peut-être converti de nombreux sceptiques vis-à-vis du joueur de Manchester City.


Dès la 20e minute, le crâne ras de l’attaquant a en effet envoyé le ballon dans les filets après un bon centre d’Antonio Cassano, tout heureux d’avoir éliminé deux défenseurs allemands sur le flanc gauche.


Seize minutes plus tard, le géant mancunien a conclu une contre-attaque rondement menée par les Azzurri.


Riccardo Montolivo a envoyé un long ballon par-dessus toute la défense allemande vers Balotelli, surveillé d’un oeil très distrait par Philipp Lahm. Le buteur a fini le travail en envoyant une frappe sans finesse sous la transversale de Manuel Neuer.


Après ce quatrième but en sélection, le joueur a aussitôt exhibé sa musculature et affiché une mine stoïque qui en disait long sur sa fierté.

1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 29 juin 2012 07 h 36

    Moody's

    Moody's va-t-elle décoter l'une de ces deux équipes venant de pays économiquement instables?