Le Canadien savoure un deuxième gain de suite

Le Canadien a défait le Lightning 3-1 au Centre Bell, samedi, pour se détacher de l'équipe de Tampa au 12e rang de l'Association Est.

En plus de signer un deuxième succès de suite pour la première fois en l'espace de presque un mois, le Tricolore a vengé l'échec de 4-3 subi à Tampa, il y a un peu plus d'une semaine.
 
Fidèle à la tradition qu'il a instaurée, l'entraîneur Randy Cunneyworth a lancé son point de presse avec une phrase en français.
 
«Je suis très fier d'Alexei Emelin», a-t-il mentionné, en ne tarissant pas d'éloges à l'endroit du défenseur russe qui a appliqué six mises en échec.
 
Michael Blunden, son premier en 18 matchs dans l'uniforme du Canadien, Max Pacioretty et Erik Cole ont déjoué Mathieu Garon, auteur de 25 arrêts. Pacioretty a aussi amassé une aide.
 
Vincent Lecavalier, son 15e, a été le seul qui a trompé la vigilance de Carey Price, qui a repoussé 23 lancers.
 
Le CH arrive donc à la mi-saison avec un dossier de 16-18-7, bon pour 39 points. C'est huit de moins qu'après 41 matchs, la saison dernière (fiche de 22-16-3).
 
Comme l'éclair

Le Canadien a pris les devants 2-1 en deuxième période, en frappant à la vitesse de l'éclair comme il l'a fait mercredi.
 
Blunden et Pacioretty ont fait tourner le vent, en marquant en l'espace de 1:25.
 
Blunden a d'abord fait mal paraître Garon à l'aide d'un revers à courte distance, à 5:52, avant que «Pacio» ne profite ensuite d'une échappée partielle pour déjouer le gardien d'un tir vif des poignets du côté du bloqueur, à 7:17.
 
C'était un premier but en 10 matchs pour le jeune Américain, qui disait ressentir de la fatigue vendredi.
 
L'entraîneur du Lightning Guy Boucher s'est alors prévalu du temps d'arrêt à sa disponibilité.
 
Les Nordiques?

Jusque-là, on n'assistait pas à un duel très enlevant. Rien pour inciter les spectateurs à agiter les drapeaux du Québec que le Mouvement Montréal français leur avait remis lors d'une manifestion d'avant-match afin de dénoncer l'irrespect du CH à l'endroit de la langue française.
 
Price pensait que les drapeaux, c'était pour le retour des Nordiques!
 
Quand on a expliqué au gardien, il a eu la réaction suivante: «Les gens ont le droit d'exprimer leurs opinions. Nous, les joueurs, sommes ici pour nous acquitter de notre tâche. Excusez-moi de ne pas être un francophone, mais l'organisation m'a amené pour que je fasse un travail. J'essaie de faire mon travail."
 
Lecavalier a été crédité du seul filet de l'engagement initial, à 3:24. Il a effleuré le tir de Dominic Moore, décoché d'un angle restreint du flanc droit. Price, embêté par Lecavalier, n'a pu maîtriser la rondelle.
 
Le meileur match d'Emelin

Pour revenir à la deuxième période, nettement meilleure, le Canadien s'est imposé physiquement. Cole, Emelin et Andrei Kostitsyn ont appliqué de dures mises en échec. Emelin a entre autres fait culbuter St-Louis.
 
«Alexei a livré son meilleur match de la saison, a argué Pacioretty. Sa capacité de faire des jeux tout en encaissant ou en donnant des mises en échec est phénoménale.»
 
Lars Eller s'est d'autre part vu refuser un but. Le Danois a clairement redirigé la rondelle avec son patin.
 
En troisième, le Canadien ne s'est pas assis sur ses lauriers. Kostitsyn et Brian Gionta ont bien failli creuser l'écart.
 
«Nous avons continué de faire ce qui fonctionnait, soit un échec-avant constant», a résumé le capitaine Gionta, qui a joué 15 minutes et 17 secondes à son retour au jeu après une absence de 11 matchs.
 
Quand il a été sollicité, Price n'a pas bronché.
 
«Nous avons respecté le plan à la lettre, a-t-il dit. Les gars m'ont permis de connaître une soirée relativement tranquille.»
 
Boucher a réuni ses trois gros canons — Lecavalier, St-Louis et Steven Stamkos — vers la fin. Mais la stratégie n'a pas fonctionné.
 
Cole est venu fermer les livres en supériorité numérique, à 16 secondes de la fin.
 
«Nous avons été excellents pour envoyer la rondelle à des endroits stratégiques sur la glace, a expliqué Cunneyworth. Nous avons fait la démonstration que nous pouvons frustrer nos adversaires quand nous avons l'avance.»
 
La Presse canadienne

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