La Corée du Sud présentera les jeux d'hiver en 2018

La ville sud-coréenne de Pyeongchang s’est vu octroyer l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2018, emmenant les JO sur de nouvelles terres en Asie après deux tentatives infructueuses.

Pyeongchang a été préférée à ses rivales de Munich, en Allemagne, et d’Annecy, en France, aujourd'hui, au premier tour du scrutin secret du Comité international olympique (CIO), qui se réunissait en Afrique du sud.

Les Coréens avaient auparavant subi deux défaites serrées en vue d’obtenir l’organisation des JO de 2010 et de 2014.

Pyeongchang sera la première ville asiatique, à l’extérieur du Japon, à agir comme hôte pour les Jeux olympiques d’hiver. Le Japon a été l’hôte des JO de Sapporo en 1972 et de Nagano en 1998.

Les délégués coréens ont explosé de joie dans la salle de conférence après que le président du CIO, Jacques Rogge, eut ouvert l’enveloppe et lu les mots suivants: «Le Comité international olympique a l’honneur d’annoncer que les 23e Jeux olympiques d’hiver en 2018 sont accordés à la ville de Pyeongchang».

Une majorité de 48 votes était requise pour l’obtention de la victoire, et Pyeongchang en a obtenu 63 des 95 membres-électeurs. Munich a reçu 25 votes et Annecy sept.

«Les Coréens ont patienté pendant 10 ans afin d’être les hôtes des Jeux d’hiver, a déclaré le principale instigateur de la candidature, Cho Yang-ho, à l’agence The Associated Press. Nous avons maintenant réalisé notre rêve.»

Agitant des drapeaux du pays et arborant des foulards aux couleurs de la candidature, les délégués de Pyeongchang ont entonné des chants. Le président de la Corée du Sud, Lee Myung-bak, a serré la main du champion de patinage artistique Kim Yu-na, qui était en larmes.

«Je suis à court de mots, a lancé Kim à l’AP. Je suis incapable de dire quoi que se soit dans le moment. Je suis très emballé et ce sera très bon de pouvoir prendre part à une compétition dans mon propre pays.»

C’était la première fois depuis 1995 qu’une lutte pour l’obtention de JO ayant plus de deux villes candidates connaissait son dénouement dès le tour initial, soit quand Salt Lake City a défait trois rivaux, incluant la candidature de Québec, pour l’organisation des JO de 2002. Les Coréens détenaient l’avance après chacun des premiers tours des scrutins de 2010 et de 2014, avant de s’incliner face à Vancouver et à Sochi.

Pyeongchang, qui avait adopté comme slogan «De nouveaux horizons», a mené sa campagne en insistant sur le fait qu’elle mérite de l’emporter à sa troisième tentative et qu’elle souhaiter propager l’image et la convivialité des JO dans un nouveau marché lucratif d’Asie.

La victoire coréenne accentue d’ailleurs la tendance des derniers scrutins du CIO, selon laquelle on n’hésite pas à explorer de nouveaux territoires, comme en fait foi l’attribution des JO d’hiver en Russie (Sotchi), pour la première fois, et des Jeux d’été en Amérique du Sud, à Rio de Janeiro, au Brésil, en 2016.