Super Bowl - Les Packers au sommet

Nick Collins célèbre le deuxième touché des Packers de Green Bay avec son coéquipier Clay Matthews. Les Packers ont remporté, hier soir, le 45e Super Bowl par la marque de 31 à 25. <br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Mike Ehrmann Nick Collins célèbre le deuxième touché des Packers de Green Bay avec son coéquipier Clay Matthews. Les Packers ont remporté, hier soir, le 45e Super Bowl par la marque de 31 à 25.

On pouvait légitimement s'attendre à un Super Bowl XLV serré avec deux formations au sommet de leur art, et il a en effet fallu attendre la toute fin pour connaître l'identité du gagnant, même si les erreurs se sont faites plus nombreuses que prévu.

Les Packers de Green Bay, classés au sixième rang de leur association, ont conclu en grand le plus ardu des parcours en remportant hier le quatrième Super Bowl de leur histoire, au compte de 31-25 contre les Steelers de Pittsburgh dans un match où ils ont su profiter des revirements commis par l'adversaire. Ils ont ainsi mis la main sur le trophée Vince Lombardi, nommé en l'honneur de leur ancien légendaire entraîneur.

Le quart-arrière des Packers Aaron Rodgers a réussi trois passes de touché et récolté des gains de 304 verges par la passe pour mener les siens au championnat.

Voici à peu près comment les choses se sont déroulées au Cowboys Stadium d'Arlington.

Après une longue orgie de patriotisme, le tirage au sort a été remporté par les Packers, qui ont choisi de botter, signe de leur confiance en leur défense. Bien leur en prit, car les Steelers échouèrent à gagner un premier jeu sur leur série initiale et durent dégager.

Green Bay montre les dents en premier avec moins de quatre minutes à faire au premier engagement. Rodgers trouve son ailier Jordy Nelson profondément sur la droite; celui-ci, bien qu'étroitement surveillé, complète la manoeuvre pour un touché de 29 verges.

Puis, dès la reprise des activités, la cata pour Pittsburgh. Alors que les Steelers sont adossés à leur ligne des buts avec un premier essai, Ben Roethlisberger, pressé, effectue une passe trop courte qui tombe entre les mains du demi de sûreté Nick Collins, qui retourne l'interception sur 37 verges jusqu'à la zone payante. 14-0 Titletown au terme du quart initial.

Roethlisberger a semblé se blesser à un genou au cours de la séquence suivante, mais il ne quitte pas le jeu et court même avec le ballon pour un gain appréciable. Pittsburgh parvient à gruger du terrain sur 13 jeux, mais se contente d'un placement de 33 verges de Shaun Suisham.

À leur série subséquente en attaque, les Steelers semblent en voie de provoquer des choses de nouveau. Mais encore une fois, Roethlisberger dirige un ballon vers un gars à la mauvaise couleur de chandail. Interception de Jarrett Bush, et tout est à recommencer.

Si du moins les Packers leur en fournissent l'occasion... Profitant du revirement, Green frappe brutalement, et conclut sa montée avec une passe de 21 verges de Rodgers à Greg Jennings pour le majeur. 21-3, et on se demande un peu si le premier clou de cercueil ne vient pas d'être planté.

Pantoute, répliquent les Steelers alors que Hines Ward, plutôt dégagé, accepte une passe de touché sur 8 verges dans la dernière minute avant la pause. C'est donc sur le score de 21-10 Cheeseheads qu'on s'en va à la mi-temps, aux Black Eyed Peas et à leur insupportable I Gotta Feeling.

En troisième période, l'ailier James Jones des Packers commence en échappant une passe facile qui aurait pu mener à un touché, ce qui force son équipe à dégager. Les Steelers en profitent pour sortir le rouleau compresseur: poussée de 50 verges uniquement sur des jeux au sol, conclue par un gain de 8 verges de Rashard Mendenhall. 21-17, on a soudain un match.

La défensive de Green Bay se raplombe en temps opportun par la suite en stoppant dans son territoire une montée adverse, forçant une tentative de placement de 52 verges ratée par Suisham.

Au quatrième quart, Mendenhall gaspille une bonne position sur le terrain en commettant un échappé, recouvré par Desmond Bishop. Les Packers ne manquent pas de profiter de pareil cadeau: trois minutes plus tard, Rodgers repère Jennings dans les buts sur 8 verges. 28-17.

Cela étant, Pittsburgh n'a pas dit son dernier mot. Sur la séquence suivante, Roethsliberger rejoint Mike Wallace sur 25 verges, et avec la transformation de deux points, l'écart n'est plus que de l'équivalent d'un placement. Les Packers, pour leur part, répliquent avec un botté de précision de 23 verges de Mason Crosby avec deux minutes au cadran. Les Terrible Towels doivent s'incliner.
1 commentaire
  • Gilbert Talbot - Abonné 7 février 2011 10 h 25

    J'ai gagné !

    Pas facile de suivre cette partie en même que «Tout le monde en parle». Je suis devenu un artiste du pitonnage.