Pascal aimerait affronter Hopkins, mais devra d'abord combattre Dawson

Jean Pascal se dit préoccupé par le doute qu’il a semé dans la tête des amateurs de boxe québécois et américains.<br />
Photo: Agence Reuters Mathieu Belanger Jean Pascal se dit préoccupé par le doute qu’il a semé dans la tête des amateurs de boxe québécois et américains.

S'il n'en tenait qu'à Jean Pascal, il affronterait de nouveau Bernard Hopkins dans un combat revanche. Mais les obligations contractuelles étant ce qu'elles sont, le Lavallois devra d'abord croiser le fer avec Chad Dawson.

Le champion WBC et IBO des mi-lourds a livré hier matin ses états d'âme à la suite de sa performance de samedi au Colisée Pepsi, et a semblé particulièrement préoccupé par le doute qu'il a semé dans la tête des amateurs de boxe québécois et dans celle des Américains.

«Je crois sincèrement avoir gagné ce combat, cependant j'ai laissé des doutes dans la mémoire des partisans, et donc je veux recommencer ce combat pour mettre au clair le plus rapidement possible que je suis le meilleur boxeur de 175 livres de la planète», a-t-il lancé d'entrée de jeu.

Pascal a indiqué qu'en vertu de ses obligations contractuelles envers Chad Dawson, qu'il avait vaincu par décision unanime des juges le 14 août dernier à Montréal, un combat revanche contre «B-Hop» devrait peut-être attendre un peu.

«Je sais que j'ai beaucoup de revanches à accorder aux gens, mais j'aime les défis, et je ne vais pas me défiler, a dit le Lavallois. Je vais accorder un combat revanche à Dawson et si j'ai du temps, je vais aussi accorder un combat revanche à Bernard Hopkins.»

Ainsi, de l'avis même de Pascal, son prochain combat devrait avoir lieu «au mois d'avril, ou probablement au mois de mai. [...] J'ai appris comment me comporter sur le ring et même si j'ai l'avance aux points, je dois demeurer alerte, parce qu'un boxeur peut venir de l'arrière dans un combat», a déclaré Pascal, faisant référence au fait qu'il avait laissé Hopkins revenir dans le combat après avoir remporté les trois premiers rounds. «Ce sont de petits détails mais qui peuvent faire une grande différence à ce niveau-là.»

Pascal en a aussi profité pour décocher une flèche vers «The Executioner», le blâmant de ne pas avoir donné sa pleine mesure samedi soir. Hopkins, qui se disait frais comme une rose à l'issue du duel, avait d'ailleurs déclaré avoir «donné une leçon à un jeune qui n'arrêtait pas de se sauver d'un grand-père».

«J'étais fatigué, car c'était un combat de boxe, et un boxeur qui n'est pas fatigué après un combat, ce n'est pas normal, a-t-il lancé. Ça veut dire que ce n'est pas un boxeur qui a donné son 110 %. Pour savoir si on est en forme, il faut déterminer son niveau de récupération entre chaque round. Et chaque fois, j'étais frais et dispos, prêt à reprendre la guerre.»

Quant au lieu de ce prochain combat, l'entraîneur de Pascal, Marc Ramsay, a confié que GYM ne sentait pas l'obligation de devoir le tenir aux États-Unis, en dépit de la mauvaise presse qui est faite en ce moment envers son poulain.

Hopkins avait d'ailleurs déclaré après le combat que «dorénavant, le plus près que je reviendrai au Canada, c'est à Niagara Falls».
1 commentaire
  • Jacques Lafond - Inscrit 21 décembre 2010 09 h 19

    Niagara Falls

    Niagara Falls,

    Je peux concéder tout de suite que Pascal n’a jamais prouvé qu’il était un grand boxeur. Un bon boxeur, un actuel champion du monde, une bonne force de frappe, un bon menton, oui, absolument, mais un grand boxeur; non.

    Hopkins ne méritait pas de gagner samedi soir à Québec malgré son excellente performance. Hopkins, viens se battre contre le champion, dans le patelin du champion, et Hopkins visite le plancher 3 fois !! Et, il part avec la ceinture ? Oubliez ça. Oubliez ça.

    On a beau être naïf et vertueux au Québec, mais il y a des limites. Des sacrés limites.

    Hopkins se plaint qu’il a été frappé derrière la tête. Sur l’oreille Bernard. Sur l’oreille. Les 3 visites au tapis, le vieux Bernard avait la tête penché et il a été frappé sur l’oreille. Bernard Hopkins a les deux oreilles sur le côté de la tête, et pas en arrière. J’ai bien regardé.

    Bernard Hopkins s’est battu au Québec et pas au Canada. Si le bon vieux Bernard ne veux pas aller plus loin que Niagara Falls pour une revanche, il va attendre longtemps. Tu n’as beaucoup de temps mon bon vieux Bernard.

    JL