Québec n'a pas de montagne olympique - «La population aura eu l'heure juste»

Québec — La montagne choisie n'a pas ce qu'il faut pour accueillir les épreuves des Olympiques d'hiver? Dommage, mais au moins, «la population aura eu l'heure juste» plaide le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau.

«La bonne nouvelle là-dedans, c'est qu'on sauve pas mal d'argent en donnant l'heure juste au monde», a déclaré celui que le gouvernement Charest avait mandaté pour évaluer le potentiel d'une candidature olympique. «Les gens ont maintenant tout en main pour pouvoir décider.» Faut-il miser sur un plan B comme une candidature conjointe avec Lake Placid aux États-Unis, voire avec la région des Chic-Chocs? M. Rousseau ne semble pas convaincu, mais laisse à d'autres le soin de trancher. «Ça relève d'un désir politique», dit-il.

Hier, tout laissait croire que la population se résignerait facilement à l'abandon du projet olympique. Les stations de radios privées qui ont, dans le passé, poussé la Marche bleue et défendu avec passion le Red Bull Crashed Ice commençaient déjà à parler d'autre chose.

Pendant ce temps sur le Web, on criait surtout... à la bonne nouvelle. «C'est quand même une excellente nouvelle. Nous venons d'économiser un beau 3 milliards», écrivait l'un des habitués des carnets Web de Québec Urbain. «Le projet des Jeux est mort. [...] La priorité doit aller à l'amphithéâtre», écrivait un autre.

La balle est maintenant dans le camp du maire Régis Labeaume et surtout du gouvernement du Québec, qui pousse le dossier depuis le début. Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad doit d'ailleurs réagir aujourd'hui au rejet par la FIS de la piste du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François qui avait été proposée pour la descente masculine.

Quant au maire Régis Labeaume, qui a de nouveau refusé de commenter l'histoire hier, il devra répondre aux questions des journalistes en matinée, lors de la présentation de son budget. Or si on se fie à ses déclarations passées, il serait étonnant qu'il s'accroche au projet des Jeux. L'automne dernier, il avait dit vouloir être «sûr» d'avoir des «chances» avant de lancer la ville dans cette aventure. Il avait en outre été clair sur le fait que le projet ne serait défendable qu'avec la proposition du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François.