Graham James a été libéré sous caution et s'installera à Montréal

Winnipeg — L'ancien entraîneur de hockey junior Graham James, condamné dans le passé pour des agressions sexuelles et aujourd'hui accusé d'autres crimes semblables, a été libéré sous caution et pourra s'installer dans la région de Montréal jusqu'à la tenue d'un autre procès à Winnipeg.

Après deux jours d'audiences, James devait se présenter en cour hier, à Winnipeg, pour finaliser ses conditions de libération sous conditions. Toutefois, des documents judiciaires indiquent qu'un juge de paix avait déjà autorisé sa libération vendredi dernier, après avoir déposé une caution de 10 000 $ comptants.

Theoren Fleury, un ancien joueur des Flames de Calgary — le seul des trois plaignants qui peut être identifié —, a affirmé qu'il n'était pas surpris de voir que James avait été libéré en toute discrétion. Ses précédentes audiences sur libération sous caution avaient été couvertes par de nombreux journalistes, dont des équipes de télévision postées devant le palais de justice.

«Il a déjà obtenu un pardon et nous ne le savions même pas. J'imagine que ce sont les règles», a confié M. Fleury, faisant référence à une décision datant de 2007 par laquelle l'ancien entraîneur avait obtenu son pardon de ses trois condamnations pour agressions sexuelles.

Theoren Fleury a néanmoins indiqué que les conditions de remise en liberté lui apparaissent plutôt sévères.

Onze conditions lui ont été imposées, notamment se présenter à la police chaque semaine, ne pas quitter le Canada et ne pas se trouver seul en présence d'un mineur. Les motifs qui ont convaincu la justice de le libérer sous conditions sont frappés d'une ordonnance de non-publication.

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