Un 5e Masters pour Federer

Roger Federer avec son trophée, applaudi par Rafael Nadal<br />
Photo: Agence Reuters Russel Cheyne Roger Federer avec son trophée, applaudi par Rafael Nadal

Londres — Le Suisse Roger Federer a remporté hier son cinquième Masters en battant, à Londres, le numéro un mondial Rafael Nadal sur le score de 6-3 3-6 6-1 en une heure et 37 minutes.

L'homme aux 16 tournois du Grand Chelem, deuxième du classement ATP, prive ainsi l'Espagnol du seul grand titre manquant à son palmarès.

Il égale également le record de victoires dans un Masters codétenu jusque-là par l'Américain Ivan Lendl, né tchèque avant d'être naturalisé, et Pete Sampras.

Victorieux en début de saison de la première levée du Grand Chelem en Australie, Federer termine son année comme il l'avait commencée face à son plus grand rival, qui a remporté cette année les trois autres tournois majeurs, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open.

Dans une première manche où il n'a jamais été mis en danger, Federer a ravi le service de son adversaire au huitième jeu pour conclure sur son propre engagement en à peine plus d'une demi-heure sans avoir jamais été mis en danger sur ses mises en jeu.

Dans le deuxième set, le Suisse a cédé son service dès le quatrième jeu et la manche après une heure et neuf minutes.

Le set décisif a été un cavalier seul de Federer, 29 ans, qui, à un partout, a aligné cinq jeux d'affilée pour remporter le 66e titre de sa carrière, le cinquième dans le Masters qui réunit chaque fin d'année les huit meilleurs joueurs de la saison.

Il a conclu la partie d'un coup droit déposé sur la ligne de fond de court. Durant cette rencontre, Federer n'a été confronté qu'à deux balles de break et n'en a concédé qu'une. Le Suisse a remporté 93 % des points disputés sur sa première balle.

Rafael Nadal a, lui, dû faire face à trois balles de break, toutes transformées par le Suisse. L'Espagnol, 24 ans, champion olympique, victorieux de la Coupe Davis et détenteur de neuf titres du Grand Chelem, échoue ainsi sur la dernière marche du seul titre majeur qu'il n'est pas encore parvenu à s'octroyer.