Le Massif intéresse la Fédération internationale de ski alpin

Québec — Le Massif de la Petite-Rivière-Saint-François a les attributs nécessaires pour accueillir des épreuves de descente féminine à compter de 2014, mais les embûches continuent de menacer la candidature de Québec pour les Jeux olympiques de 2022.

Le responsable des épreuves féminines de la Coupe du Monde pour la Fédération internationale de ski (FIS), Atle Skaardal s'est rendu sur place hier. Son verdict est positif: la montagne respecte «les exigences de base» pour accueillir de telles épreuves en marge de la finale de la Coupe du monde de 2014 et du Championnat du monde de 2015 qui auront lieu toutes les deux à Beaver Creek, au Colorado.

«Nos sites habituels aux États-Unis et au Canada pourraient ne pas être disponibles au printemps [2014]; c'est pour cela qu'on regarde d'autres options, et le Massif pourrait être un candidat pour la descente en 2014 ou 2015», a-t-il expliqué en anglais.

Toutefois, il faudra au moins attendre la semaine prochaine pour savoir si la montagne pourra accueillir des épreuves masculines et les Jeux olympiques avec la visite très attendue du délégué technique de la FIS, Bernhard Russi. Ce dernier a été invité à évaluer sur place la montagne par le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau qui doit déposer son rapport d'ici la mi-décembre sur le potentiel d'une candidature pour les Jeux d'hiver en 2022.

Or rien n'est acquis dans ce dossier. Le maire de Québec, Régis Labeaume, et le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, ont certes affiché un regain d'enthousiasme depuis que le président de la FIS, Gianfranco Kasper, a déclaré début novembre que la montagne n'était pas un problème insurmontable. Or M. Kasper a déclaré dimanche à Radio-Canada que le choix de 2022 était prématuré pour le Canada qui vient tout juste de recevoir à Vancouver.

En plus des épreuves féminine et masculine, Québec et Charlevoix sont dans la mire de la FIS pour la tenue des Championnats du monde juniors de 2013. Les dossiers de Québec et de Montréal sont également à l'étude pour la tenue de la nouvelle épreuve de slalom urbain lancée par la FIS en 2011 à Munich.

Inquiétudes concernant l'amphithéâtre

La décision d'Ottawa de ne pas soutenir la candidature d'Edmonton à l'Expo 2017 suscite par ailleurs des inquiétudes quant au financement du projet d'amphithéâtre à Québec.

Depuis que Québec et le gouvernement de la province réclament une participation du fédéral à la construction d'un aréna dans la capitale québécoise, le gouvernement Harper soutient qu'une contribution du fédéral devra être «juste et équitable» à travers le pays. En d'autres mots, il ne pourrait financer un projet à Québec tout en refusant un projet dans une autre province.

Le bureau du premier ministre a refusé d'indiquer si la décision avait été prise de financer ou non l'amphithéâtre multifonctionnel projeté à Québec. Mais selon le raisonnement mis en avant depuis cet été, il semble que le retrait d'Ottawa du projet d'Edmonton donne à penser que l'aréna de Québec subira le même sort.

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Avec La Presse canadienne