Rogge demande à la FIFA d'agir contre la corruption liée aux candidatures

Acapulco, Mexique — Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a demandé à la FIFA d'adopter les mêmes mesures que celles qui ont été prises à la suite du scandale de Salt Lake City à propos de la corruption entourant l'attribution de la Coupe du monde de football.

Rogge a déclaré que le président de la FIFA, Sepp Blatter, l'avait appelé pour discuter des allégations voulant que les votes aient été vendus et qu'il y ait eu de la collusion dans la course à l'obtention des Coupes du monde de football de 2018 et de 2022. Rogge a ajouté qu'il l'avait encouragé «à faire la même chose que lui en faisant le plus grand ménage possible».

Deux membres du comité exécutif de la FIFA ont été provisoirement suspendus après qu'un article publié dans un quotidien britannique eut rapporté dimanche qu'ils étaient prêts à accepter de l'argent contre leur vote. La FIFA enquête aussi sur deux organisations candidates pour la présentation d'une Coupe du monde de football qui se seraient rendues coupables de collusion.

Rogge a mentionné que le CIO était ressorti plus fort après qu'il eut montré la porte à 10 membres qui avaient été accusés d'avoir accepté de l'argent, des bourses d'études et des pots-de-vin des représentants de la candidature de Salt Lake City pour les Jeux olympiques d'hiver de 2002.

Le CIO a aussi adopté une série de réformes éthiques, y compris une interdiction pour tous les membres de l'exécutif de visiter une ville candidate à la présentation des Jeux olympiques, et des règles strictes contre les conflits d'intérêts.

«Je crois que le CIO a tiré les bonnes conclusions d'une situation vraiment désagréable, a dit Rogge. Nous avons tout fait, et je suis certain que le CIO est sorti de cette crise plus fort et plus transparent. J'espère que ce sera la même chose pour nos collègues de cette discipline [FIFA].»

Rogge, qui est devenu le président du CIO en 2000 après la crise de Salt Lake City, a ajouté qu'il estimait que son organisation s'était débarrassée de la corruption, mais qu'elle n'était pas nécessairement à l'abri du genre d'allégations qui secouent la FIFA présentement.