Le choix de Gionta comme capitaine faisait l'unanimité chez le Canadien

Brian Gionta s’est présenté hier avec un «C» sur son chandail. Sa nomination comme 28e capitaine de l’histoire du Canadien coulait de source, tant chez les dirigeants de l’équipe que chez les joueurs.<br />
Photo: Agence Reuters Shaun Best Brian Gionta s’est présenté hier avec un «C» sur son chandail. Sa nomination comme 28e capitaine de l’histoire du Canadien coulait de source, tant chez les dirigeants de l’équipe que chez les joueurs.

Brossard — La nomination de Brian Gionta comme 28e capitaine de l'histoire du Canadien coulait de source, tant chez les dirigeants que chez les joueurs.

«Le choix de Brian était évident pour l'organisation, a affirmé l'entraîneur Jacques Martin, hier. Il était tout autant évident pour ses coéquipiers qui l'avaient choisi à titre de candidat de l'équipe pour l'obtention du trophée King Clancy, la saison dernière.»

Le trophée King Clancy récompense le joueur de la LNH qui affiche beaucoup de leadership, en plus d'une forte implication dans la communauté. Shane Doan, des Coyotes de Phoenix, a été le lauréat en 2009-2010.

«Brian démontre son leadership par ses actions sur la glace et à l'extérieur, sa détermination, sa force de caractère et son sens de l'entraide vis-à-vis de ses coéquipiers», a repris Martin.

Le successeur de Saku Koivu, qui arborera le «C» sur son chandail dès aujourd'hui, au Centre Bell, contre les Sabres de Buffalo, sera secondé par les vétérans défenseurs Andrei Markov et Hal Gill.

«C'est un immense honneur pour moi, a déclaré Gionta, qui est le deuxième capitaine américain seulement de l'histoire du Canadien, après Chris Chelios. De me voir confier la tâche au sein de cette équipe qui possède une riche tradition d'excellence, c'est merveilleux. Plusieurs grands capitaines m'ont précédé dans l'histoire de l'équipe, et j'espère être à la hauteur.»

Le vétéran de neuf saisons dans la LNH, âgé de 31 ans, a mentionné qu'il continuera de prêcher par l'exemple, comme il le fait depuis qu'il joue au hockey.

«Je m'efforce de toujours travailler fort, peu importe la situation et en ne me souciant pas de ma fiche personnelle, afin d'aider l'équipe du mieux que je peux.»

Ce n'est pas un «C» sur son chandail qui va modifier son attitude. «Je n'envisage pas de grands changements. Nous avons un bon groupe de meneurs ici, et nous allons continuer de travailler en collégialité.»

Martin a souligné que sa relation avec Gionta ne changera pas et qu'il fera de nouveau appel au «groupe des sept», qu'il a consulté sur une base régulière vers la fin de la saison dernière.

«Brian sera soutenu par deux adjoints [Markov et Gill] qui ont apporté une bonne contribution sur le plan du leadership la saison dernière. Notre groupe de meneurs sera de nouveau complété par quatre autres joueurs: Scott Gomez, Michael Cammalleri, Tomas Plekanec et Josh Gorges.»

Markov endosse

Markov n'a pas été froissé qu'on lui préfère Gionta, même s'il est le joueur ayant le plus d'ancienneté au sein de l'organisation. Le Russe en est à sa 10e saison dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

«Ce n'est pas ma décision, mais je l'endosse. Brian est un excellent joueur, un bon coéquipier et tout le monde le respecte. Moi, je suis simplement heureux d'être ici et d'aider l'équipe à avoir du succès.»

Martin a dit avoir rencontré Markov au cours des dernières semaines afin de lui expliquer sa position. Il avait aussi préalablement abordé le dossier avec Gionta.

L'entraîneur a raconté qu'il a cimenté le choix de Gionta, au terme de la dernière saison, en discutant avec le directeur général Pierre Gauthier et ses adjoints.

«J'ai patienté jusqu'au début du camp afin de valider notre choix auprès des membres du groupe de leadership.»

Les joueurs ont applaudi à la nomination de Gionta, qui avait agi comme capitaine à sa dernière saison au Boston College, en 2000-2001. Cette saison-là, les Eagles avaient gagné le championnat.

«Mon vote serait allé à lui, si on avait tenu un scrutin chez les joueurs, a souligné le vétéran défenseur Roman Hamrlik. Je suis heureux qu'on ait un capitaine de nouveau. J'estime que c'est important.»

Hamrlik n'a aucun doute que Gionta, qui a accepté un contrat de 25 millions $US pour cinq ans en 2009, va s'avérer un digne remplaçant de Koivu. «Ce sont deux joueurs différents. "Gio" parle un peu moins que Saku dans le vestiaire, mais il prêche tout autant par l'exemple. Ce sont deux grands compétiteurs.»

Il ne le fait pas pour rien, dit-on, mais quand Gionta prend la parole dans le vestiaire, tout le monde prête l'oreille.

«Il a une présence rassurante, a dit l'attaquant Maxim Lapierre, qui aurait également accordé son vote à Gionta. Il est calme, rien ne l'énerve. Son attitude en séries, le printemps dernier, faisait en sorte qu'on avait le sentiment que tout allait toujours bien. C'était le choix logique.»

Gionta est au fait du prestige qui est rattaché à la tâche de capitaine du Canadien. Il sait aussi qu'on le verra comme le principal lien entre les joueurs et les amateurs et, qu'en ce sens, il devra verser quelque peu dans les relations publiques. Ça ne l'effraie pas, même s'il ne peut pas communiquer en français avec les partisans.

Martin a dit qu'il est outillé pour composer avec la situation. «Il a choisi de venir jouer dans ce marché, a-t-il énoncé. Il a fait l'acquisition d'une maison à Brossard. Ses enfants vont dans une école francophone. Ça montre toute son implication dans la communauté.»

En carrière dans la LNH, l'ailier de petite taille, natif de Rochester, a disputé 534 matchs et amassé 358 points, dont 180 buts. Gionta a pris part aux séries éliminatoires à chacune de ses huit saisons dans la LNH, remportant la coupe Stanley avec les Devils du New Jersey en 2003. En séries, il montre une récolte de 55 points (28 buts) en 86 matchs.

Cas douteux

Par ailleurs, la présence du vétéran défenseur Roman Hamrlik dans la formation du Canadien, à l'ouverture de sa 102e saison le 7 octobre, est mise en doute.

Récupérant d'une blessure au genou gauche, qu'il s'est infligée quelques jours avant le début du camp d'entraînement, Hamrlik n'a pas encore commencé à s'entraîner avec le groupe. Le Tchèque patine en compagnie d'Andrei Markov, qui garde le cap pour un retour au jeu en octobre à la suite de l'opération au genou droit subie l'été dernier.

Hamrlik ne sera pas en uniforme ce soir au Centre Bell, et tout indique qu'il ratera le dernier match préparatoire, samedi, au Colisée Pepsi de Québec.

«J'espère reprendre l'entraînement avec l'équipe dans Charlevoix, la semaine prochaine, et être prêt pour le match inaugural à Toronto», a-t-il évoqué, hier.

Il est peu probable que l'entraîneur Jacques Martin l'envoie dans la mêlée contre les Maple Leafs, à froid, sans qu'il ait disputé un match hors concours.
1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 30 septembre 2010 12 h 44

    Captain

    All my best wishes for the new captain; go habs go!