Louis Leblanc estime avoir connu un bon premier camp avec le Canadien

Retranché lundi en compagnie de 22 autres jeunes joueurs de l'organisation, le Québécois Louis Leblanc estime avoir connu un bon premier camp d'entraînement avec le Canadien de Montréal.

Premier choix au repêchage du Tricolore à la séance de 2009, Leblanc a décidé de laisser de côté l'Université Harvard pour amorcer immédiatement son aventure professionnelle en participant à ce camp d'entraînement. Cette expérience lui était interdite l'an dernier afin de conserver son statut d'amateur, une exigence pour s'aligner avec la prestigieuse université américaine.

L'athlète de Pointe-Claire, qui évoluera cette saison avec le Junior de Montréal, n'a pas regretté son choix.

«Ç'a été une superbe expérience, a-t-il déclaré au cours d'un entretien avec La Presse canadienne. De se retrouver dans le même vestiaire et de revêtir le même uniforme que des gars comme Tomas Plekanec ou Michael Cammalleri est très impressionnant.»

Son observation suivante témoigne bien de ses sentiments.

«L'an dernier, je les regardais à la télévision. Cette année, j'échange des rondelles avec eux ou je tente de la leur enlever!»

Après avoir — rapidement — apprivoisé son nouvel environnement, Leblanc croit qu'il a bien fait. «Je pense que d'une façon générale, ça s'est bien passé. Je pense avoir laissé une bonne impression aux dirigeants du club.»

Amélioration

À entendre l'entraîneur-chef Jacques Martin, Leblanc fait une bonne évaluation de son camp.

«Il nous a laissé un bon feeling, a dit Martin lundi, à la suite du match contre les Panthers. Nous avons le sentiment d'avoir un très bon jeune joueur au sein de l'organisation. C'est un jeune extrêmement mature. J'aime la façon dont il est sur la rondelle. Il a un bon coup de patin et une bonne vision.»

«Il doit continuer de s'améliorer. Mais il joue pour une bonne organisation et un bon entraîneur, alors ça va l'aider à poursuivre sa progression. C'est encourageant pour l'organisation de la façon dont il s'est comporté.»

Leblanc est d'accord avec Martin et il s'est lui-même constitué un plan de match pour la prochaine année. «Je compte continuer de travailler avec la même attitude afin de m'améliorer et de revenir l'an prochain avec un an d'expérience pour mêler les cartes. Pour ce faire, je dois prendre de l'expérience et me calmer quand je suis en possession de la rondelle. Ces gars-là sont à l'aise avec la rondelle. Et je devrai me renforcer: ils sont solides sur leurs patins.»

D'ailleurs, s'il y a un aspect en particulier sur lequel Leblanc doit travailler, c'est sa masse musculaire. À 6 pieds et 178 livres, Leblanc n'est pas un colosse.

«C'est sûr, on m'en a fait part, a-t-il dit. Mais au cours des prochaines semaines, Pierre Allard [l'entraîneur au conditionnement physique du Canadien] et moi allons mettre sur pied un programme ensemble. La proximité du centre d'entraînement de Brossard fait en sorte que je vais pouvoir m'entraîner avec lui sur une base régulière.»

Cette transition vers la LHJMQ devrait surtout lui permettre d'acquérir du «millage». Après n'avoir disputé que 31 matchs la saison dernière à Harvard, récoltant 11 buts et 12 aides, il devra maintenant se frotter au calendrier de 68 matchs de la LHJMQ. Afin de mettre toutes les chances de son côté et de ne pas brûler la chandelle par les deux bouts, Leblanc a choisi de ne suivre qu'un cours à l'Université McGill, qui faisait partie de l'équation quant à sa décision de revenir au Québec.