La direction du Canadien choisira le capitaine

Brossard — C'est la direction du Canadien qui choisira le capitaine de l'équipe d'ici le premier match du calendrier régulier, et ce, après avoir pris bien soin de prendre le pouls du vestiaire.

«On voit et on entend ce qui se passe dans la chambre des joueurs. La fin de la saison et les éliminatoires ont donné une bonne indication de qui sont les gens qui font partie du leadership», a indiqué Pierre Gauthier, hier, au complexe sportif Bell à Brossard, à quelques jours du début du camp d'entraînement de l'équipe montréalaise.

Selon le directeur général du Tricolore, le surprenant parcours de l'équipe montréalaise au cours des dernières séries a permis de constater qu'il existe plusieurs candidats de choix pour le poste de capitaine. Celui-ci demeure vacant depuis le départ de Saku Koivu à l'été 2009.

«Même s'il faut nommer un capitaine et des adjoints, nous avons un bon groupe de gens qui veulent faire une différence dans le vestiaire», a souligné Gauthier, sans donner d'indice sur l'identité du joueur qui sera choisi.

Le successeur de Bob Gainey a par ailleurs profité de la première journée du camp des recrues du Canadien pour indiquer qu'il était encore trop tôt pour savoir à quelle date Andrei Markov serait en mesure de revenir au jeu. Il a toutefois noté que le vétéran défenseur russe avait entrepris une nouvelle étape dans son programme de réadaptation sur glace.

«Tout indique qu'il se dirige vers une guérison complète et nous espérons qu'il sera de retour bientôt», a dit Gauthier du joueur qui a été opéré au genou droit en mai et qui devrait normalement revenir au jeu en novembre.

Markov pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain, mais Gauthier n'a pas exclu la possibilité d'amorcer des négociations de contrat en cours de saison avec lui, ce qui dérogerait à la politique que s'était donné le club ces dernières années.

«Il n'y a pas de règle stricte dans ce genre de situation, a souligné Gauthier. Nous aimons beaucoup Andrei. Nous avons d'ailleurs eu des discussions préliminaires la saison dernière.»

Price, un joueur d'équipe


Gauthier est également revenu sur le dossier Carey Price. Le gardien que le Tricolore a préféré à Jaroslav Halak a signé un nouveau contrat de deux ans, d'une valeur de 5,5 millions $US, au début du mois.

Le d.g. a expliqué que le processus de réflexion menant à la décision d'échanger Halak et de retenir Price s'est déroulé pendant toute la saison dernière, en consultation avec plusieurs personnes. «Nous savions que viendrait un moment où il faudrait prendre une décision, qu'ils méritaient tous les deux de se retrouver [au poste de gardien no 1]», a dit Gauthier.

«On voit en Carey une personne qui a gagné en maturité — un processus normal chez tous les jeunes — et quelqu'un qui s'intègre très bien au groupe en place.»

La décision dans le dossier des gardiens ne s'est jamais résumée à une question financière, a précisé Gauthier.

«Comme tous les deux allaient devenir joueurs autonomes avec compensation, il était assez facile de prédire combien d'argent ils allaient gagner. C'était une question de choisir avec lequel des deux nous voulions aller de l'avant, non seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme.»

Présence de francophones

Gauthier a affirmé que le Canadien n'avait pas cherché à influencer Louis Leblanc avant que celui-ci décide de quitter l'Université Harvard et de se joindre au Junior de Montréal dans la LHJMQ. Il a dit avoir simplement répondu à ses questions, même s'il s'est dit heureux que le premier choix du Tricolore en 2009 se soit «rapproché» ainsi de la LNH.

«Nous lui avons dit qu'il y a des avantages et désavantages à tout scénario, a indiqué le d.g. Au bout du compte, le meilleur conseil qu'on pouvait lui donner, c'était d'aller au niveau où il estimait qu'il aurait le plus de succès, où il pourrait le mieux se développer. Et qu'il était le seul apte à prendre une telle décision.»

Gauthier a cherché à rassurer ceux qui déplorent la rareté des francophones au sein de l'organisation, sans toutefois s'étendre sur le sujet.

«La mission principale, de laquelle nous ne pouvons pas déroger, c'est sur le plan compétitif: il faut gagner. On veut être parmi le premier tiers de la ligue de façon à être en position de remporter la coupe Stanley, a-t-il dit. Maintenant, dans notre marché, nous avons une autre mission — comme les clubs des autres marchés ont leurs propres missions additionnelles — qui est celle d'avoir au sein de l'équipe une présence de francophones.»