Brière, Gagné et Giroux parlent de leur club - Aimer les Flyers, sans honte, et même avec de bonnes raisons

Les Flyers de Philadelphie sont une équipe que bien des amateurs de hockey se plaisent à détester. Mais il existe aussi plusieurs bonnes raisons de les aimer, comme l'ont souligné volontiers Daniel Brière, Simon Gagné et Claude Giroux, hier midi au Centre Bell, à quelques heures du match en soirée contre le Canadien de Montréal.

«Souvent, les gens pensent que les Flyers, ce sont juste des gros bras qui essaient d'intimider, mais il suffit de regarder l'équipe qu'on a... C'est sûr qu'on a des gros joueurs qui frappent, qui sont robustes, mais on a quand même plusieurs joueurs qui jouent au hockey, qui sont de bons fabricants de jeu aussi», a fait remarquer Brière, qu'on peut évidemment inclure dans cette liste de joueurs talentueux qu'on retrouve sous les ordres de Peter Laviolette.

«On a quand même plusieurs joueurs talentueux à l'attaque, comme Mike Richards et Chris Pronger, qui ont représenté le Canada et gagné une médaille d'or pour le pays», a quant à lui souligné Simon Gagné.

Selon Brière, le cheminement qu'ont connu les Flyers cette saison est une autre bonne raison d'apprécier cette équipe qui ne s'avoue jamais vaincue.

«On a une équipe qui n'a rien eu de facile, a-t-il noté. On a eu plusieurs blessés, il y a eu l'histoire des gardiens qui se sont succédé... On était 14e dans la conférence, mais on n'a jamais lâché et je pense que ça, c'est une belle histoire.

«Le fait qu'on ait accédé aux séries au 82e match, en fusillade, contre le meilleur gardien en fusillade dans la Ligue nationale [Henrik Lundqvist, des Rangers de New York], ça aussi c'est une belle histoire. Il y a de belles histoires aussi avec des gars comme Michael Leighton, comme Ville Leino...», a ajouté Brière, en oubliant de mentionner que les Flyers sont devenus seulement la troisième équipe dans l'histoire de la LNH à remporter une série éliminatoire après avoir accusé un déficit de 0-3. C'est évidemment arrivé en demi-finale d'association, contre les Bruins de Boston, la semaine dernière.

Soignés aux petits oignons


Giroux a été pris de court quand il a été invité à donner trois bonnes raisons d'aimer les Flyers. Mais il n'a pas tari d'éloges à leur endroit quand on lui a demandé comment il a lui-même appris à apprivoiser cette équipe qui l'a choisi au 22e rang lors du repêchage de 2006.

«Je ne les aimais pas trop quand j'étais plus jeune, mais c'est tellement une bonne organisation... Quand ils m'ont repêché, ils ont tellement pris soin de moi, a déclaré le hockeyeur franco-ontarien de 22 ans. Et depuis que je suis arrivé là-bas, les partisans ont été incroyables avec moi. C'est sûr que si tu portes les couleurs du Canadien, c'est une autre histoire, mais c'est une bonne communauté quand même.»

Ils sont nombreux à aimer détester les Flyers, mais ils sont également plusieurs à les adorer dans les différentes villes de la LNH, a tenu à préciser Gagné.

«On a des partisans partout. Moi, j'en vois à tous les endroits où on va sur la route. En fait, je n'ai jamais vu autant de chandails des Flyers dans les arénas à l'étranger», a déclaré l'athlète de Sainte-Foy.

«Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de partisans des équipes adverses qui n'aiment pas les Flyers — surtout avec l'histoire des Broad Street Bullies qui, on dirait, reste toujours liée à notre image», a ajouté Gagné, en faisant allusion à la rude équipe des années 1970 qui a remporté la coupe Stanley à deux reprises.