Grand Prix de Monaco - Mark Webber écrase la concurrence

Ramené à trois reprises dans le peloton par des voitures de sécurité, Mark Webber s’est chaque fois détaché de ses poursuivants avec une facilité déconcertante.
Photo: Agence Reuters Robert Pratta Ramené à trois reprises dans le peloton par des voitures de sécurité, Mark Webber s’est chaque fois détaché de ses poursuivants avec une facilité déconcertante.

Monaco — L'Australien Mark Webber (Red Bull) a remporté hier le Grand Prix de Monaco de Formule 1, sixième épreuve de la saison, devant son coéquipier, l'Allemand Sebastian Vettel, et le Polonais Robert Kubica.

Comme au en Espagne, où il s'était imposé sans aucun accroc, Webber avait une marge sur tout le reste du plateau hier. Ramené à trois reprises dans le peloton par des voitures de sécurité, l'Australien s'est chaque fois détaché de ses poursuivants avec une facilité déconcertante.

La quatrième neutralisation de la course, à quelques tours de la fin, ne l'a pas non plus gêné outre mesure.

Deuxième, Vettel aura eu le mérite de dépasser au départ Robert Kubica (Renault), qui partait de la première ligne. Mais l'Allemand n'a jamais été en mesure de tourner dans le même rythme que son coéquipier, avec qui il partage désormais la première place du classement des pilotes (78 points).

Le Polonais peut rager après son mauvaise départ, mais n'a rien à se reprocher sur le reste de la course, qu'il a passé dans l'aileron arrière de Sebastian Vettel, sans jamais pouvoir le dépasser.

Le Grand Prix de Monaco, comme à son habitude, n'a de fait pas permis de passe d'armes entre les leaders, tant la piste est étroite et empêche de dépasser, hormis un dépassement dans le dernier virage de Michael Schumacher (6e) sur Fernando Alonso (7e), qui ternit légèrement la jolie course de ce dernier.

Alonso mitigé

Parti de ses puits pour n'avoir pu participer aux qualifications samedi, le pilote espagnol avait en début de course effectué quelques manoeuvres spectaculaires sur les pilotes des nouvelles écuries, aux montures bien moins rapides que sa Ferrari.

Grâce à cela et à une stratégie très audacieuse, l'Espagnol ayant effectué son changement de pneus très tôt en course, il semblait se diriger vers une 6e place inespérée... transformée en un 7e rang moins glorieux. Alonso reste malgré cela au contact des leaders du classement, à 5 points des deux Red Bull.

Son coéquipier Felipe Massa a terminé 4e en Principauté, devant Lewis Hamilton (McLaren, 5e). Nico Rosberg, 8e, finit pour la deuxième fois consécutive derrière son coéquipier chez Mercedes, le septuple champion du monde, Michael Schumacher.

Les deux Force India d'Adrian Sutil (9e) et Vitantonio Liuzzi (10e) ravissent les derniers points, dont Sébastien Buemi (Toro Rosso), malgré une jolie course, est le premier exclu.

Williams s'est distingué par les cabrioles de ses pilotes en piste, Nico Hülkenberg faisant connaissance avec le rail de sécurité dès le premier tour, alors que Rubens Barrichello a explosé sa monoplace dans le 31e, causant les deux premières voitures de sécurité.

La troisième neutralisation a été décidée par les commissaires de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour régler un problème de bouche à incendie, selon la FIA.

La quatrième, à trois tours du drapeau à damier, a été provoquée par une collision entre Jarno Trulli et Karun Chandhok, la Lotus de l'Italien étant montée sur l'Hispania de l'Indien dans le virage de la Rascasse.