Le Canadien a frustré Crosby et Malkin

Le Canadien a frustré Sidney Crosby et Evgeni Malkin, limités à un point chacun dans les trois derniers matchs de la série, mais Jaroslav Halak n'estime pas que les deux supervedettes des Penguins de Pittsburgh sont au bord du découragement.

«Crosby et Malkin sont sans doute frustrés dans le moment, mais ils en ont vu d'autres au cours des deux dernières années, a relevé le gardien du Tricolore. Ils ont atteint la finale de la coupe Stanley, il y a deux ans, et ils ont gagné la coupe, l'an dernier. Ils ne doivent sûrement pas paniquer parce que la série est à égalité 2-2. Ils vont vite tourner la page et porter toute leur concentration sur le match numéro cinq, a-t-il ajouté. À nous de faire de même.»

Même s'il a brillamment relevé le défi contre les Capitals de Washington, le Canadien ne souhaitait surtout pas avoir à surmonter un autre retard de trois matchs face aux Penguins.

«C'est très important (d'avoir créé l'égalité dans la série), a déclaré l'ailier Brian Gionta, principalement contre une équipe aguerrie comme celle des Penguins.»

Ces Penguins ne sont pas des manchots... Ils ne laissent pas souffrir leur proie très longtemps.

«Il y a un monde de différences entre se présenter à l'Igloo à égalité dans la série au lieu qu'en retard 1-3, a acquiescé le défenseur Hal Gill. Ce n'est pas agréable à 1-3.» Le Canadien s'est relevé après avoir connu deux premières périodes difficiles.

«Nous jouions tout simplement mal dans trop d'aspects du jeu, a souligné Michael Cammalleri. Mais la beauté de la chose, c'est que nous n'étions en retard que d'un but. On s'est dit: 'on se regarde individuellement dans le miroir et on se retrousse les manches tous ensemble.»

Martin a fait remarquer que les joueurs réalisaient qu'ils n'étaient pas à la hauteur ainsi que l'urgence de la situation.

«Nous devions décocher des tirs pour marquer des buts. Si vous ne faites pas les efforts et les sacrifices nécessaires, vous ne gagnerez pas de matchs.»

Le troisième trio, celui de Dominic Moore flanqué des ailiers québécois Maxim Lapierre et Mathieu Darche, a pris d'assaut en premier le but de Marc-André Fleury. Lapierre a réagi instinctivement après avoir récupéré la rondelle derrière le but, en tentant de la ramener rapidement de son côté droit.

«Je voulais glisser la rondelle sous lui, mais Fleury n'a pas pu revenir à temps et elle a dévié sur lui. J'ai été quelque peu chanceux», a expliqué Lapierre.

La chance a encore eu plus à voir sur la séquence du but de Brian Gionta, peu de temps après, le disque bifurquant sur un patin du défenseur Kristopher Letang avant de pénétrer dans le but.

L'entraîneur Jacques Martin a souligné la contribution à l'attaque des joueurs de soutien qu'il avait dit souhaiter, mercredi. «On doit leur donner du mérite. On a eu deux gros buts de Tom Pyatt et de Maxim Lapierre. Et notre groupe de défenseurs a montré beaucoup de caractère.»

Martin a mentionné que Hal Gill et Josh Gorges ont élevé leur niveau de jeu en l'absence d'Andrei Markov, blessé, et de Jaroslav Spacek, malade.

«Il nous manque deux de nos quatre meilleurs défenseurs. Le leadership qu'affichent Gill et Gorges en dit long quant à leur force de caractère et leur volonté d'engagement à l'endroit de leurs coéquipiers et de l'organisation.»

Mathieu Darche, lui, était heureux d'avoir joué un rôle pour une fois, après avoir passé tout le troisième match de la série sur le banc des joueurs et n'avoir joué que 54 secondes de jeu dans la rencontre précédente.