Le Canadien force la tenue d'un 7e match

Le gardien de but du Canadien, Jaroslav Halak, bloquant une attaque d’Alex Ovechkin, capitaine des Capitals de Washington. Halak a été une nouvelle fois le grand artisan de la victoire du Canadien, 4 à 1, hier soir, au Centre Bell.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le gardien de but du Canadien, Jaroslav Halak, bloquant une attaque d’Alex Ovechkin, capitaine des Capitals de Washington. Halak a été une nouvelle fois le grand artisan de la victoire du Canadien, 4 à 1, hier soir, au Centre Bell.

Il était plutôt difficile de concevoir pareil dénouement pas plus tard que jeudi dernier, mais la série éliminatoire huitième de finale opposant le Canadien de Montréal aux Capitals de Washington se rendra à la limite. Jeudi dernier, le Canadien venait de perdre trois matchs de suite, dont deux à domicile, contre une formidable machine offensive, et l'horizon était assez sombre merci.

Mais le gardien, Jaroslav Halak, semble drôlement remis de ses ennuis en début de série et il a offert une prestation proprement stupéfiante en repoussant 53 rondelles, Michael Cammalleri a marqué deux buts en première période, et le Tricolore a remporté une victoire de 4-1, hier soir au Centre Bell, pour forcer la tenue d'un septième et décisif match à Washington. L'explication finale de cette série désormais égale 3-3 aura lieu mercredi au Verizon Center.

À se retourner dans leur lit

Stupéfiante? Après avoir également brillé vendredi au match no 5, Halak a carrément frustré les joueurs des Capitals, qui vont sans doute passer les deux prochaines nuits à se retourner dans leur lit, à se demander ce qu'ils pourront bien faire pour sauver les meubles la prochaine fois, qui sera sans lendemain.

Les deux équipes sont sorties comme s'il s'agissait d'un sixième match de série éliminatoire, et ç'a donné un départ endiablé, aux élans partagés en attaque. Halak a dû très tôt sauver la situation à maintes reprises alors que les Capitals dirigeaient cinq tirs sur lui, dont trois dangereux, dans les soixante-quinze premières secondes du match. À l'autre bout, les locaux y allaient aussi de multiples assauts, mais eux avaient plutôt tendance à rater le filet.

Huitième minute, punition au défenseur Shaone Morrisonn. Marc-André Bergeron y va d'un lancer de la pointe, bloqué en défense. Cammalleri s'empare du disque, dégaine du poignet depuis le cercle de mise en jeu à la gauche de Varlamov et fait mouche. 1-0, le quatrième but de la série pour le numéro 13.

Deux minutes n'ont pas passé que Cammalleri remet ça, sur un patron similaire. Cette fois, il a reçu une passe de P.K. Subban, rappelé du club-école de Hamilton plus tôt en journée. Premier point en séries en carrière pour le jeune défenseur.

Tout sauf marquer

Dans le domaine des tournants décisifs, on en a aperçu un lorsqu'aux trois quarts de l'engagement initial, le Washington a hérité d'une supériorité de deux hommes pendant plus d'une minute, notamment rapport à Roman Hamrlik qui avait expédié la rondelle par-dessus la baie vitrée en zone défensive. Les Caps y ont tout fait sauf marquer dans une séquence indescriptible, entre autres parce que, on se répète mais il faut bien dire ce qui est, Halak n'avait qu'un mot à la bouche, et c'était non. Difficile à croire, mais les visiteurs se retrouvaient avec un dossier de 1 en 26 en avantage dans la série. Et ils rentraient au vestiaire bredouilles malgré 18 lancers.

En début de deuxième, les Capitals sont passés à 1 en 27, gracieuseté de vous savez maintenant qui. Puis, un peu plus tard, à 1 en 28 alors que Maxim Lapierre se trouvait au cachot pour avoir joué la comédie dans le coin. Halak par-ci, Halak par-là, Halak partout, c'en devenait un peu dingue, genre.

On avait déjà franchi la moitié de la période lorsque le Canadien a obtenu son premier tir au but de l'engagement. L'adversaire en comptait déjà 11.

Par la suite, le CH n'a pas été en mesure de tirer profit de deux supériorités numériques, Varlamov se distinguant dans la seconde. Après 40 minutes, la domination des Capitals ne se reflétait toujours pas au tableau indicateur, et c'était toujours 2-0 Montréal. Au chapitre des lancers, un score ressemblant à du football canado-américain: Washington 33, Montréal 13...

Lapierre frappe

Les Caps ont de nouveau bourdonné pour commencer la troisième, encore une fois sans succès concret. Et à la cinquième minute, c'était de l'autre côté que la lumière rouge s'allumait. Descente de Lapierre sur le flanc droit. Arrivé au cercle, il décoche un tir frappé qui trouve son chemin au-dessus de l'épaule gauche de Varlamov, dans la lucarne du côté rapproché. À 3-0, considérant la façon dont Halak se comportait, on était tenté de fermer les livres...

Juste après, ce même Lapierre était de nouveau sanctionné pour plongeon. Mais Halak s'est chargé, quatre ou cinq ou six fois plutôt qu'une, de porter les Capitals à 1 en 29. Quand ça ne veut pas rentrer, ça ne veut pas rentrer.

Il restait encore suffisamment de temps pour permettre aux Caps de se porter à 1 en 30. Et d'enfin en mettre une dedans. Avec un peu moins de cinq minutes de jeu, Eric Fehr a fait dévier à l'embouchure une frappe de Mike Green. C'était cependant trop peu, trop tard, Tomas Plekanec ajoutait dans une cage déserte et on se préparait à se revoir dans 48 heures.
4 commentaires
  • Catherine Paquet - Abonnée 27 avril 2010 03 h 58

    Punition pour celui qui joue la comédie...

    Il y a longtemps, j'ai été arbitre au hockey. Chez les amateurs, bien sûr. Mais je devais connaître les règlements , J'ai lu, plus d'une fois, le livre de règlements de l'époque. Je ne me souviens pas d'avoir lu quelque part que l'arbitre pouvait ou devait décerner une punition à un joueur qui jouait la comédie. Peut-être l'arbitre pouvait-il sévir si un joueur, en jouant la comédie, retardait le jeu ou manipulait la rondelle. Mais je n'ai rien vu de tel lundi soir. Et pourtant l'arbitre a décerner deux fois des punitions pour ce genre de comportement.

    Je suis d'autant plus étonné qu'un arbitre arrête le jeu pour décerner une punition, pour comédie, comme il l'a fait dans le cas de Lapierre, alors qu'il n'arrête même pas le jeu quand un joueur est réellement blessé.

    Je me demande depuis quand on applique un tel règlement.

  • Pierre Castonguay - Inscrit 27 avril 2010 08 h 41

    On voyant la prestaion d'Hallak

    Je me suis dit : cet homme a un sacré coeur!

  • Geoffroi - Inscrit 27 avril 2010 15 h 04

    Arbitres arbitraires

    La plupart des arbitres de la LNH sont d'une nullité abyssale. La majorité est-elle
    d'origine américaine ? Y a-t-il d'autres possibles explications qui pourraient me rassurer ?

    Je ne comprend pas.

    Est-ce qu'on se fout du peuple ?

  • Guillaume Baillargeon - Inscrit 27 avril 2010 20 h 57

    @Godefroy

    La nationalité des arbitres n'a aucun rapport avec leur façon d'arbitrer...

    Comme dans toutes les ligues, les arbitres ne sont pas indépendants. Ce sont des employés et ils ont des patrons. Ils recoivent donc des directives sur la façon de gérer le match.

    Il y a plusieurs années, lors des Jeux olympiques d'hiver, les arbitres provenaient de la LNH. Lors d'un certain match, il y avait un certain Bill McCreary. C'était à l'époque où l'accrochage était toléré dans la LNH et les commentateurs s'attendaient à ce que son arbitrage soit très médiocre.

    Ce fut le contraire. Le mec a tout vu. Tout pénalisé. Intraitable. Les commentateurs n'en revenaient pas. Est-ce bien le Bill McCreary de la Ligue nationale ?

    Bien sûr. Le gars n'est pas un incompétent. Les directives étaient différentes, voilà tout.