Le Canadien en série - Hamrlik et Pouliot devront en faire davantage

Brossard — Jacques Martin affirme qu'il aura besoin de tous ses «soldats», ce soir, si le Canadien veut étirer à la limite la série l'opposant aux Capitals de Washington.Quelques-uns d'entre eux devront se raplomber. C'est le cas, entre autres, du vétéran défenseur Roman Hamrlik et du jeune ailier Benoît Pouliot, que l'entraîneur a laissés sur le banc dans le cinquième match vendredi.

«C'est un autre match, lundi [aujourd'hui] et je vais essayer de jouer du mieux que je peux», a affirmé hier Hamrlik, qui a trouvé frustrant de suivre l'action du banc à Washington.

Au lendemain de la défaite de 6-3 au Centre Bell, mercredi dernier, Martin s'était dit déçu du rendement du Tchèque en admettant qu'il était un des joueurs de l'équipe qui pouvaient en faire davantage.

Hamrlik n'a pas répondu à l'appel le lendemain, avec comme résultat qu'il n'a été utilisé que pendant une douzaine de minutes de jeu dans la victoire de 2-1 qui a provoqué la présentation du sixième match. Martin lui a même préféré le jeune Ryan O'Byrne, qui a vu 16 minutes d'action.

«Je ne me rappelle pas de la dernière fois que ça m'est arrivé, a répondu à la question Hamrlik, au terme de la séance d'entraînement du CH. Peut-être en séries, à ma première saison chez le Lightning de Tampa Bay, mais j'étais jeune.»

Hamrlik a assuré que la fatigue n'est pas un facteur, ni l'absence de son partenaire Jaroslav Spacek, qui a raté les deux derniers matchs en raison d'un virus.

«Je peux jouer avec n'importe qui, mais j'ai passé toute la saison avec Jaroslav. Nous sommes à l'aise ensemble, mais ce n'est pas une excuse», a-t-il mentionné, après avoir répondu dans la négative quand on lui a demandé s'il avait obtenu des explications de l'entraîneur.

Martin était peu enclin à parler du cas du vétéran, répétant qu'il a comme philosophie de s'adresser personnellement à chacun des joueurs.

«C'est une question de confiance. Roman nous a donné du bon hockey au cours de la première moitié de saison [en l'absence d'Andrei Markov].»

«Le jeu est tellement rapide en séries, vous devez jouer instinctivement, a-t-il repris. La confiance va vous permettre d'avoir du succès.»

Le jeune Pouliot en est un autre qui doit se poser moins de questions dans le feu de l'action.

Confiné à un rôle de figurant vendredi, le Franco-Ontarien se verra offrir l'occasion de se racheter, même si à l'entraînement, Travis Moen le remplaçait de nouveau aux côtés de Scott Gomez et de Brian Gionta. Pouliot s'est entraîné au sein du troisième trio, celui de Dominic Moore complété par Maxim Lapierre, mais il faisait partie d'une des deux vagues du jeu de puissance, aux côtés de Gomez et de Gionta.

Martin n'a pas caché qu'il aura de nouveau la mèche courte advenant que des joueurs n'affichent pas leur meilleure forme, compte tenu de la précarité de la situation. «Nous sommes dans la position que nous devons gagner à tout prix et nous ferons appel aux meilleurs», a-t-il annoncé.