Toujours vivant!

Josh Gorges (26) et Scott Gomez (91) félicitent leur coéquipier Travis Moen, auteur du deuxième but du Canadien.
Photo: Agence Reuters Jim Young Josh Gorges (26) et Scott Gomez (91) félicitent leur coéquipier Travis Moen, auteur du deuxième but du Canadien.

Combien de fois, en saison régulière 2009-2010, le Canadien de Montréal s'est-il présenté à un match sous des auspices favorables pour mieux s'effondrer? Et combien de fois a-t-il tiré les marrons du feu alors qu'on ne lui accordait aucune chance de s'en tirer? De multiples fois, voilà à peu près combien.

Or en ce vendredi soir au Verizon Center de Washington au match no 5 de sa série éliminatoire quart de finale d'association face aux Capitals, le club a refait le coup.

Après trois défaites consécutives, le CH a su préserver la priorité de deux buts qu'il s'était donnée en première période, a enfin maintenu le rythme pendant 60 minutes et a filé vers un gain de 2-1 qui lui permet d'éviter l'élimination et de reprendre une forme d'espoir. Les Caps mènent maintenant la série 3-2 et une sixième joute sera présentée au Centre Bell, où ils ont gagné leurs deux rencontres, lundi.

S'ils sont toujours vivants, les Montréalais peuvent envoyer un télégramme de remerciements à leur gardien Jaroslav Halak. Après une éclipse d'un match et demi, le Slovaque, auteur de 37 arrêts, s'est brillamment dressé devant les assauts de l'ennemi.

Il n'y avait exactement qu'une minute et demie d'écoulée que Michael Cammalleri saisissait une jolie passe d'Andreï Markov et se présentait dans la zone privilégiée enclavée. Il profitait de la circulation dense dans la région pour loger un tir du poignet à la droite du gardien Semyon Varlamov et ainsi ouvrir le score.

Et puis bang, à la huitième minute, réussite du revers de Travis Moen encore une fois à la droite de Varlamov. Le Canadien avait-il décelé comme une faille dans l'engrenage? C'était la première interrogation de la jeune soirée. Toujours est-il que Markov s'essayait lui aussi de ce côté en désavantage numérique un peu plus tard, mais sa frappe aboutissait sur le poteau.

Il y a ensuite eu quelques punitions de part et d'autre, sans conséquence toutefois.

En fin de période, le club Washington a orchestré une séquence de sérieuses mêlées en face de Halak, mais la rondelle ne roulait pas totalement pour lui et il a été incapable de la mettre dedans. De louables efforts, mais pas de veine.

De sorte qu'on est allé en entracte au compte de 2-0 visiteurs. Mais une remontée des explosifs Capitals, cela s'était déjà vu, et deux fois plutôt qu'une...

Au retour, on a assisté à un problème de caméra, celle située au-dessus d'un des filets, et l'action s'en est trouvée retardée. Mais cela n'a pas eu l'heur de refroidir un dénommé Alex Ovechkin. À la quatrième minute, le Russe s'emparait d'un retour de lancer de la pointe de Mike Green et profitait du fait que Mike Knuble, encore lui, nuisait au travail général de Halak pour glisser le caoutchouc jusqu'au fond. Déficit coupé de moitié.

Par la suite? Des punitions en tout genre, dardage, trop d'hommes sur la surface glacée, rudesse, bâton élevé. Mais par un phénomène inexpliqué, les deux meilleures unités d'attaque à cinq de la Ligue nationale en saison régulière se sont montrées incapables de faire quoi que ce soit. Halak a habilement tenu le fort de son côté, et c'était toujours 2-1 Montréal quand la deuxième sirène a retenti. Restait à savoir qui allait proverbialement sortir fort dans le dernier engagement de temps réglementaire.

Dernier engagement de temps réglementaire qui a vu Halak et Varlamov se signaler tour à tour, ce dernier sur un lancer plein de dangerosité de la part d'Andreï Kostitsyn.

Pénalité à Benoît Pouliot. Alexander Semin exécute un violent tir d'une trentaine de pieds, arrêt spectaculaire (incroyable, que le monsieur à la télé a dit) de Halak, qui remet ça juste après contre Tomas Fleischmann posté à l'embouchure. Trentième arrêt. Ça commençait à ressembler un peu beaucoup au match no 1.

On ne veut pas se répéter, mais Halak a encore brillé deux fois, dont une devant Ovechkin. À un moment donné, on a cru voir ce dernier lever les yeux au ciel, ou plutôt au plafond du Verizon Center.

Le Canadien a tenu le coup le restant de la route, aidé à la fin par une punition pour surnombre aux Capitals qui avaient bousillé le retrait de Varlamov avec un peu plus d'une minute à faire. Il y avait finalement un lendemain à la clé...

Le Devoir
1 commentaire
  • Pierre Castonguay - Inscrit 25 avril 2010 09 h 54

    Prière aux Saints Martyrs Canadiens suivi de la lettre à Dangleman de Toronto

    Ô Bienheureux Martyrs, qui nous avez donné l'exemple de tant d'héroïsme et de si belles vertus, obtenez-nous la grâce de persévérer dans la Foi du Hockey (alors que celle de la politique devient paralytique et celle en notre église se pédophenlise). Vous qui êtes venus dans le Nouveau Monde pour nous permettre de nous dépêtrer quelques instants, des filets de nos blondes, demandez que nous restions fidèles à l'Esprit d’équipe qui vous animait, afin que nous puissions remplir la mission apostolique que la Providence nous a confiée : aimer le Hockey.

    Veillez sur nos familles, sur nos maisons d'éducation, sur nos missions, sur nos communautés locales (les salons des Sébastiens, les cages aux Sports, les bars sportifs et les sous-sols de Sophies), sur tout notre clergé de la Sainte Flanelle.

    Priez pour que le peuple des Canadiens, soumis à Maurice Richard et à son Église, croisse toujours et devienne, selon la parole de la charte de la LNH, un peuple parfait.
    Ô joueurs du Canadien, joie et récompense de Vos fidèles serviteurs, daignez, par la bouche de votre résilience infaillible comme Jean-Talon devant les navires de Phipps, glorifier de plus en plus ceux qui arrosèrent de leurs sueurs et de leur sang ces plages du Nouveau Monde, afin que, brillant ainsi d'un plus vif éclat, leurs exemples nous portent plus sûrement à Vous servir avec ferveur et persévérance. Ainsi soit-il.(Inspiré de la Prière au Martyrs Canadiens.

    Lettre à Dangleman de Toronto

    Eh Dangleman, you better be good with Habs who are trying to survive the best they can against the best team. We all know they can't make it (and that they shouldn't have made the playoffs) but at least they tried, and still trying : honestly, they do try.

    They have sincere very small players with an average talent : no hockey stars there (but they try their best). They behave like good soldiers.

    They are at the same level as their brothers : the Leafs. And a miracle occured for them : they are on the playoffs against the strongest team.

    They play an honest hockey too. They do.

    Nowadays with just an average talent and an honest effort you don't go very far but if they die in our arms in Montreal I will give them the laurel wreath (Laurus nobilis) for at least, honestly trying.

    So please, salute them on their passage as you would have done for the Leafs for they are your best rival for years, fighting alongside to give a good hockey show to our fans in Montreal and Toronto. Never lacking to give both town an interesting hockey show.

    The shades of night were falling fast,
    As through an Alpine village passed
    A youth, who bore, 'mid snow and ice,
    A banner with the strange device,
    Excelsior! (Longfellow)

    And I will sing in my heart that old song sang after the Titatic's tragic event :

    For Those in Peril on the Sea
    (William Whiting)

    Eternal Father, strong to save
    Whose arm hath bound the restless wave.
    Who bidd'st the mighty ocean deep
    Its own appointed limits keep
    Oh hear us when we cry to thee
    For those in peril on the sea.

    O Christ! Whose voice the waters heard
    And hushed their raging at Thy word
    Who walked'st on the foaming deep
    And calm amidst its rage didst sleep.
    Oh hear us when we cry to thee
    For those in peril on the sea.

    Most Holy Spirit! Who didst brood
    Upon the chaos dark and rude,
    And bid its angry tumult cease
    And give, for wild confusion, peace
    Oh hear us when we cry to thee
    For those in peril on the sea.

    O Trinity of love and power
    Our brethren shield in danger's hour
    From rock and tempest, fire and foe
    Protect them wheresoe'er they go.
    Thus evermore shall rise to Thee
    Glad hymns of praise from land and sea.