Québec pourra tirer des leçons de Vancouver, selon Claude Rousseau

Québec — Impressionné par l'efficacité de l'organisation des Jeux de Vancouver, le responsable du dossier olympique de la Ville de Québec, Claude Rousseau, attend maintenant de «voir les chiffres» pour se faire une idée sur une éventuelle candidature de la capitale.

«J'ai vu le succès de foule, l'enthousiasme des gens, la performance des athlètes. C'était des Jeux extraordinaires. Mais on ne peut pas juste tirer des conclusions sur le nombre de médailles, a-t-il expliqué au Devoir hier depuis Vancouver. J'attends de voir les résultats financiers pour juger.»

M. Rousseau ajoute qu'il n'a aucune raison d'avoir des inquiétudes à cet égard, mais que c'est une «question de transparence envers les citoyens».

L'homme d'affaires, qui a été nommé par le gouvernement Charest pour piloter le dossier olympique de la capitale, doit rentrer à Québec aujourd'hui après une semaine passée sur le site des Jeux.

On estime à plus de sept milliards les coûts totaux des Jeux en calculant la sécurité et les infrastructures. Or le responsable d'Équipe Québec s'intéresse plus précisément au budget de fonctionnement de l'événement de 1,7 milliard.

Connu pour son engagement auprès de la famille Tanguay, copropriétaire de Remparts, dans le hockey junior et le tennis notamment (Challenge Bell), M. Rousseau en était à ses premiers Jeux olympiques.

Lorsqu'on lui demande de dire ce qui l'a le plus impressionné, il répond aussitôt «la qualité de l'organisation». «C'était facile de se déplacer entre les différents sites même si c'était plus loin et complexe de se rendre à Whistler.»

Les déplacements de foule, ajoute-t-il, étaient bien contrôlés. «Quand vous assistez à un événement comme celui-là, il y a énormément de personnes. Sur place, c'était géré de façon extraordinaire. Les gens étaient calmes. Quand on sortait d'une activité où il y avait beaucoup de monde, personne ne se bousculait, les gens attendaient patiemment.»

Le dévouement et l'enthousiasme des bénévoles y étaient aussi pour beaucoup, dit-il. «Je leur lève mon chapeau. L'enthousiasme, l'ambiance dans la ville, c'était magnifique.» Des leçons à tirer pour Québec? «Oui, vous savez, au final, tout repose sur la qualité des bénévoles. Les Jeux, c'est des gens.»

Au sommet

Hier, il n'a pas voulu faire de commentaires sur des informations parues ce week-end dans le quotidien Le Soleil quant à la difficulté de rehausser le sommet du cap Maillard pour la descente masculine — une rallonge comparable à la hauteur du Complexe G ou encore à la pyramide de Khéops, expliquait-on.

Avant son départ, il a plus d'une fois laissé entendre que ce problème ainsi que l'amphithéâtre pour le hockey et l'anneau de glace étaient les trois dossiers clés d'infrastructures pour la candidature de Québec.

Du côté de l'Hôtel de Ville, le maire Régis Labeaume a laissé entendre hier soir que les milliards dépensés pour Vancouver n'étaient pas déraisonnables dans la mesure où les infrastructures sont permanentes. «C'est beaucoup d'argent qui tombe sur Vancouver et ça va rester. [...] L'important, c'est qu'il n'y ait pas de déficit d'opérations.»

Le maire qui part pour quelques jours de vacances aujourd'hui prévoit rencontrer M. Rousseau dès son retour pour faire le point. Et il semble que l'enthousiasme soit de mise. «C'était important les Jeux de Vancouver. Si les Jeux avaient été une catastrophe, on aurait été dans une moins bonne position. Mais comme ils ont été une réussite, on sait maintenant qu'on peut tabler là-dessus.»
1 commentaire
  • mhglrnu@gmail.com - Inscrit 2 mars 2010 11 h 17

    De la broue.

    Moi j'en aie pas contre les jeux.Après Calgary les jeux devaient avoir lieu dans l'est ,bon. EST ARRIVE les méchants " séparatistes" et vlan le vent tourna. Vos olympique mettez lès ou vous.... .