Les athlètes canadiens peuvent partir la tête haute

Si l'objectif de terminer au premier rang au total des médailles n'a pas été atteint, les 206 athlètes de la délégation canadienne peuvent quitter Vancouver la tête haute.
En fait, même dans leurs rêves les plus fous, les dirigeants du Comité olympique canadien (COC) n'avaient pas envisagé que le Canada se classerait effectivement au 1er rang des pays, mais au nombre des médailles d'or.

Avec la 14e médaille d'or récoltée par l'équipe masculine de hockey, hier, le Canada a amélioré le record du plus grand nombre de médailles d'or par une même nation aux Jeux d'hiver.

Les 26 médailles glanées à Vancouver constituent aussi un record pour le pays à des Jeux d'hiver.

«Nos athlètes ont connu des succès sans précédent, a convenu le président du COC, Michael Chambers. Avec ces statistiques, que peut-on ajouter de plus.»

La chef de mission Nathalie Lambert avoue qu'elle a vécu les 17 plus beaux jours de sa vie.

«À nous le podium était un programme ambitieux, a reconnu Lambert. Mais nos 13 médailles d'or [la 14e étant encore à venir lorsqu'elle a parlé aux journalistes] c'est au-delà de nos attentes.»

Poursuivre dans la même voie

Le défi pour le Comité olympique canadien consiste maintenant à poursuivre dans cette voie. Pour ce faire, il faudra assurer la pérennité du programme « À nous le podium».

Le gouvernement fédéral s'est déjà engagé à maintenir sa part du financement qui s'élève à 11 millions $ par année, mais il ne s'est pas prononcé quant à la part de 22 millions $ qui était liée aux Jeux de Vancouver. Les dirigeants des fédérations sportives espèrent trouver cette somme auprès des entreprises et de généreux donateurs.

Questionné sur ce qu'il entend faire pour garder l'engouement créé jusqu'au Jeux d'été de Londres, en 2012, et ceux d'hiver de Sotchi en 2014, le président désigné du COC, Marcel Aubut, a affirmé qu'il est déjà à pied d'oeuvre.

«Nous savons très bien que le meilleur moyen d'avancer, c'est d'amasser de l'argent du privé. Les gouvernements sont alors plus disposés à s'impliquer à leur tour.