Le rêve d'une médaille canadienne en ski de fond s'est vite estompé

Whistler — Après un tir groupé inattendu à la poursuite de 30 kilomètres, après une quatrième place historique au sprint par équipe, les Canadiens étaient si proches du podium qu'ils en rêvaient.

Mais le rêve s'est vite estompé et a disparu dans la tempête de neige sur les pistes du Parc olympique de Whistler, hier. Ce relais 4 x 10 km chez les hommes a vite tourné au cauchemar.

Les Canadiens n'ont pu faire mieux qu'une 7e place à une minute, 57,8 secondes des impériaux Suédois, amenés au fil d'arrivée par Marcus Hellner, qui méritait une deuxième médaille d'or après celle de la poursuite.

Le grand Petter Northug, venu de nulle part, a comblé un écart d'une vingtaine de secondes pour rattraper le groupe de poursuivants, coiffer les équipes tchèque et française dans la dernière montée, et donner à la Norvège la médaille d'argent. Le Tchèque Martin Koukal, avec encore un peu de réserve, a pu assurer les siens de la médaille de bronze.

Les Canadiens rêvaient de podium. Ils en ont été quittes pour fournir les explications d'usage d'une équipe défaite.

Pourtant, la stratégie mise sur pied par les entraîneurs semblait la bonne: Devon Kershaw allait animer le débat et garder les Canadiens dans la lutte. Alex Harvey devait consolider les acquis dans la deuxième portion classique, Ivan Babikov allait se battre pour garder les siens dans le peloton de tête au troisième tour et le vétéran George Grey allait tout donner à la fin.

Mais voilà, Kershaw a tout fait basculer dès le départ.

«J'ai connu une course horrible, a admis Kershaw. Après une première boucle, j'étais dans le coup, je me sentais bien.»

«Mais par la suite, quand j'ai tenté de peser sur l'accélérateur, le corps n'a pas répondu. J'ai l'impression d'avoir laissé tomber mon équipe. Mais je pense que je n'avais pas vraiment récupéré des sprints d'il y a deux jours.

Kershaw s'est retrouvé au 10e rang à 28,2 secondes de la tête au premier relais. Le sort des Canadiens était déjà joué.

Harvey a bien tenté une remontée, mais la pente était trop ardue. Il a réduit l'écart à 11 secondes seulement lors de la première boucle, mais il allait payer cher pour l'effort soudain qu'il venait de fournir.