Une médaille, à défaut de deux

La Néerlandaise Ireen Wüst (au centre) n’était pas donnée favorite face à Groves (à gauche). La Tchèque Martina Sablikova a remporté le bronze.
Photo: Agence Reuters Dylan Martinez La Néerlandaise Ireen Wüst (au centre) n’était pas donnée favorite face à Groves (à gauche). La Tchèque Martina Sablikova a remporté le bronze.

Vancouver — La guigne qui attaque l’équipe masculine de patinage de vitesse longue piste semble s’être propagée à l’équipe féminine. Alors que la plupart des experts — et la direction de l’équipe nationale — s’attendaient à deux médailles canadiennes dans le 1500 m, hier, seule Kristina Groves est montée sur le podium pour une deuxième depuis le début des Jeux, remportant l’argent à l’anneau olympique de Richmond. Elle avait aussi remporté le bronze au 3000 m dimanche dernier.

Groves a franchi la distance en une minute, 57,14 secondes, à 25 centièmes de la gagnante, la Néerlandaise Ireen Wüst (1:56,89), qui avait terminé en troisième place à Turin. La Tchèque Martina Sablikova a pris le bronze, en 1:57,96.

Patinant au sein de la dernière paire, Christine Nesbitt menait la compétition après 1100 m, mais a été incapable de soutenir le rythme dans les derniers 400 mètres. Elle a terminé avec un chrono de 1:58,33, en sixième place à

1,44 seconde de la gagnante et à 37 centièmes du podium, une déception dans son cas.

Cindy Klassen, qui avait remporté l'or à Turin, en 2006, a terminé au 21e rang, en 2:00,67. Elle a reçu un immense appui de la foule, mais elle a connu un dernier tour très difficile. Brittany Schussler, cinquième au classement de la Coupe du monde, a quant à elle déçu avec un chrono de 2:04,17, pour la 35e place.

Les Pays-Bas ont ainsi décroché leur troisième médaille d'or en patinage de vitesse à Vancouver.

Au lendemain du succès de Mark Tuitert dans l'épreuve masculine du 1500 m et une semaine après le triomphe de Sven Kramer sur 5000 m, Wust a confirmé le profil haut des «Oranje» à l'occasion de ces Jeux.

Les Néerlandais avaient décroché neuf médailles dont trois d'or il y a quatre ans à Turin, remportant le classement par nations de la discipline. Ils pourraient faire mieux encore à Vancouver.

Comme Tuitert la veille, Wüst a donc créé une petite sensation (elle est tout de même 3e mondiale derrière Nesbitt et Groves) en coiffant ses rivales après avoir été décevante sur 1000 m (8e) et sur 3000 m (7e).

«C'est tout simplement irréel. Je dois être en ce moment la personne la plus heureuse de la planète. Tout a fonctionné à la perfection. J'ai tout donné, car c'était ma dernière chance de médaille», a expliqué Wüst.

Dès sa victoire acquise, Ireen Wust, en larmes, s'est jetée dans les bras de sa compagne, Sanne van Kerkhof, une autre patineuse néerlandaise qui s'aligne à Vancouver dans les épreuves de courte piste.