Équipe Canada voudra venger l'affront subi à Turin en 2006

Vancouver — Le Canada a des comptes à régler avec la Suisse en hockey masculin. Turin 2006, rappelez-vous. Équipe Canada avait signé des victoires faciles de 7-2 et de 5-1 contre l'Italie et l'Allemagne respectivement, avant de se buter à un gardien au sommet de son art.

Martin Gerber avait réalisé une époustouflante performance de 49 arrêts et le Torontois d'origine Paul DiPietro avait obtenu deux buts dans la victoire historique de 2-0 de la Suisse.

Martin Brodeur s'en souvient trop bien. Il était devant le filet de l'équipe canadienne.

«Défaite humiliante? Bof, ça n'a pas été la fin du monde. Ça dépend comment on voit les choses. On a eu une performance de 52 lancers [sic] et on n'a accordé que deux buts. Nous aurions dû l'emporter.»

«Des performances semblables, ça arrive dans un tournoi de courte durée», a-t-il rajouté.

«Ce match-là nous avait réellement affectés, a admis Brodeur. Notre confiance avait été ébranlée par la suite.»

Le Canada ne s'était pas remis de cette rebuffade, s'inclinant 2-0 face à la Finlande à sa rencontre suivante avant de savourer un gain peu convaincant de 3-2 contre la République tchèque. En quart de finale, il n'avait pas fait le poids contre la Russie qui l'avait emporté 2-0.

En plus de chercher à venger cet affront subi il y a quatre ans, Équipe Canada va tenter de maintenir le cap sur son objectif de progresser à chacune de ses sorties, aujourd'hui (19h30, heure de l'Est), quand elle retrouvera la Suisse sur la glace de la place hockey du Canada.

«Nous, les vétérans, n'aurons pas besoin de rappeler ce qui s'est passé. Les entraîneurs vont y voir, a souligné Brodeur. Ils nous ont dit de bons mots à l'endroit de la Norvège dans notre préparation au premier match. Ils vont également nous en dire à l'endroit de la Suisse. Et avec raison. Les Suisses sont solides. Leurs joueurs évoluent dans des ligues professionnelles. Ils sont structurés parce qu'ils évoluent ensemble depuis longtemps. Nous devrons bien jouer.»

Brodeur a pris soin de souligner que la formation actuelle était fort différente de celle de 2006.

«Nous avons beaucoup de nouveaux visages. Nous sommes bâtis différemment comme équipe», a-t-il résumé.

L'équipe canadienne est assurée, au moins, de ne pas avoir Gerber dans les pattes. Le vétéran gardien s'est blessé dernièrement dans la KHL, en Russie. Le jeune Jonas Hiller, des Ducks de Anaheim, est toutefois bien capable de répéter les prouesses de son compatriote.