Cinquième, Érik Guay est le meilleur Canadien de la descente masculine

Whistler — Le Québécois Érik Guay a mieux fait que les favoris Didier Cuche et Michael Walchhofer, hier, à l'occasion de la descente masculine. Sauf qu'aucun des trois n'a accédé au podium.

Guay a néanmoins réalisé une bonne performance, la meilleure de la journée chez les Canadiens, avec une cinquième place sur une piste glacée et raboteuse à Whistler Creekside.

«Je suis satisfait parce que c'est mon meilleur résultat en descente cette saison. Mais en même temps, ce sont les Jeux olympiques, on n'est pas là pour finir cinquième, alors ça brise le coeur un peu», a déclaré Guay, dont la 11e place à Val Gardena, plus tôt cette saison en Coupe du monde, était son meilleur résultat en descente jusqu'ici cet hiver.

«Évidemment, tu espères toujours un miracle olympique, a lancé Guay. Mais en regardant ça de façon réaliste, je pense avoir bien skié.»

Cette première épreuve alpine des Jeux de Vancouver a été remportée par le Suisse Didier Défago, qui a complété le parcours Dave Murray en une minute et 54,31 secondes. Il a devancé le Norvégien Aksel Lund Svindal de 0,07 seconde et l'Américain Bode Miller de 0,09 seconde.

«Ceux qui sont surpris par la victoire de Défago n'ont pas suivi la Coupe du monde de très près, a dit Miller du vainqueur. Il n'a peut-être pas eu beaucoup de victoires jusqu'ici, mais c'est un skieur qui est incroyablement solide techniquement, sans défaut, et qui a la capacité d'exceller dans toutes sortes de conditions.»

«Et certains seront peut-être surpris du podium d'aujourd'hui, mais ils ne devraient pas puisqu'on y retrouve trois skieurs d'expérience», a ajouté l'Américain.

Défago, qui en est à ses troisièmes Jeux, a raflé sa première médaille olympique. Il n'a que trois victoires en carrière en Coupe du monde, aucune en championnats du monde.

À propos de sa performance, Miller a dit avoir retrouvé le plaisir de skier après avoir quitté, puis retrouvé l'équipe américaine, et aussi après avoir été écarté du podium lors des Jeux de 2006.

«Ça fait une grande différence quand, au lieu d'approcher le ski de façon clinique, comme si ce n'était qu'un travail, tu laisses ton corps s'imprégner de l'atmosphère des Jeux olympiques, a-t-il dit.