Vincent Jay champion surprise en biathlon

Le Français Vincent Jay a su profiter des conditions météorologiques pour devenir champion olympique de sprint en biathlon.
Photo: Agence Reuters Kai Pfaffenbach Le Français Vincent Jay a su profiter des conditions météorologiques pour devenir champion olympique de sprint en biathlon.

Whistler — Le Français Vincent Jay, bénéficiant d'un tir sans faute et de conditions météorologiques meilleures que ses adversaires, est devenu hier champion olympique de sprint en biathlon.

La médaille d'argent est revenue au Norvégien Emil Hegle Svendsen et le bronze au Croate Jakov Fak.

Après une demi-heure de course, un rideau de pluie s'est dressé devant les cibles et a ramolli la neige, rendant tir et ski de fond plus délicats.

«Il a su prendre sa chance, il a fait sa course», a dit Christian Dumont, directeur sportif de l'équipe de France de biathlon. «Bien sûr, il a été aidé par les conditions, mais c'est la magie des Jeux olympiques.»

Dans les mêmes conditions, Svendsen, triple champion du monde, n'est pas parvenu à réaliser un tir sans faute qui lui aurait permis de devancer Vincent Jay.

Il termine à 12,2 secondes du Français et partira favori de la poursuite demain. Pour cette course, qui associe quatre tirs à 12,5 km de ski de fond, les biathlètes partent dans l'ordre du résultat du sprint en conservant les mêmes écarts.

Vincent Jay, 24 ans, est l'un des meilleurs tireurs du circuit de biathlon, mais peine davantage en ski de fond. Il a remporté sa seule victoire en Coupe du monde sur ce même circuit de Whistler, la saison dernière.

Devant les siens, pour la plus grande occasion de sa jeune carrière, Jean-Phillipe LeGuellec a mis le pied dans la porte. Il n'a plus qu'un pas à franchir pour se retrouver dans la cour des grands.

Il a entrepris hier de façon exceptionnelle ses Jeux olympiques en arrachant la 6e place avec un temps de 24 minutes, 57,6 secondes, soit 48,8 secondes de plus seulement Jay. LeGuellec s'est retrouvé à seulement 35 secondes de la médaille de bronze.

Un seul tir, une seule cible ratée a fait la différence en cette journée où on a eu droit à de la pluie, de la neige, de la neige mouillée, du grésil et finalement du beau temps.

«Je suis extrêmement satisfait de ma performance, a dit le jeune homme de Shannon près de Québec. Je sentais que la foule était derrière moi.»

«J'ai connu un excellent départ et j'ai couché toutes les cibles au premier pas de tir. Au tir debout, j'ai raté la troisième cible de peu, j'ai tiré sur la gâchette un peu trop vite, mais je n'ai pas perdu de ma concentration.»

LeGuellec n'en était qu'au milieu de sa course quand la pluie s'est mise de la partie.

«Je pense que les conditions étaient justes pour tout le monde. Mais en fait, quand la pluie s'est mise à tomber drue, cela a rendu les conditions plus rapides. Ce n'est qu'au niveau de la visibilité que les choses étaient plus difficiles. Mais les choses allaient plus vite en ski.»