Une piste difficile

Kumaritashvili s’est tué lors de la seconde session d’entraînement sur la piste olympique de Whistler. Il approchait le dernier virage, où la vitesse peut frôler les 140 km/h, lorsqu’il a été éjecté de la piste et a heurté un poteau métallique.
Photo: Agence France-Presse (photo) Peter PARKS Kumaritashvili s’est tué lors de la seconde session d’entraînement sur la piste olympique de Whistler. Il approchait le dernier virage, où la vitesse peut frôler les 140 km/h, lorsqu’il a été éjecté de la piste et a heurté un poteau métallique.

Whistler — La piste de luge et de bobsleigh de Whistler est considérée comme le toboggan de glace le plus rapide du monde, mais aussi l'un des plus exigeants.

C'est un enchaînement de 16 virages qui dégringole sur 1374 m. où le lugeur allemand Felix Loch a frôlé les 154 km/h l'hiver dernier.

Quatre ans après Turin, la Fédération internationale de luge (FIL), la Fédération internationale de bobsleigh (FIBT) et le comité d'organisation des JO 2010 avaient pourtant fait de gros efforts pour que la piste de Whistler ne devienne pas le cauchemar de certains athlètes, comme celle construite pour les Jeux de 2006.

À Cesana, après plusieurs chutes et des blessures, la FIL avait même recommandé aux lugeurs les moins expérimentés de renoncer à participer, de peur qu'ils ne se blessent gravement.

À Whistler, après des premières impressions plutôt mitigées et inquiètes en 2009, les lugeurs et pilotes de skeleton et bobsleigh ont trouvé la piste «exigeante au niveau du pilotage», souligne le Français Grégory Saint-Genies, engagé dans l'épreuve de skeleton.

«Les vitesses sont très élevées du haut en bas, c'est un vrai défi, d'autant qu'il y a beaucoup de virages sournois», ajoute le lugeur Tony Benshoof.

««Cette piste ne tolère aucune faute de concentration», renchérit le lugeur allemand Patric Leitner, champion olympique 2002 en biplace.

Son compatriote Andi Langehan l'a constaté à ses dépens jeudi en chutant lourdement à l'entraînement, mais sa blessure à l'épaule ne remet pas en doute sa participation aux JO 2010.

La FIL et la FIBT ont édicté des normes de qualification plus strictes puisque les risques pour les pilotes moins expérimentés sont trop élevés.