Surprise à Miami - Les Saints champions du Super Bowl

Le quart-arrière des Saints de La Nouvelle-Orléans, Drew Brees, entouré de photographes après la victoire de son équipe, hier.
Photo: Agence France-Presse (photo) Chris Graythen Getty Images Le quart-arrière des Saints de La Nouvelle-Orléans, Drew Brees, entouré de photographes après la victoire de son équipe, hier.

Miami — Tracy Porter a semé l'hystérie sur Bourbon Street en interceptant une passe de Peyton Manning et en ramenant le ballon sur 74 verges alors qu'il restait trois minutes au match, et les Saints de La Nouvelle-Orléans ont surpris les Colts d'Indianapolis 31-17 au Super Bowl XLIV, hier soir.

«Le crédit va à toute notre équipe, a lancé Porter. Ils ont appliqué le plan de match à la lettre. Ce titre signifie tellement. Les mots ne peuvent décrire ce que représente ce titre pour La Nouvelle-Orléans.»

Les Saints, qui ont vécu un véritable conte de fées cette saison, ont ainsi célébré leur première conquête du Super Bowl à leur première participation.

Brees étincelant

Le quart des Saints Drew Brees a été étincelant en complétant 32 de ses 39 passes pour des gains de 288 verges et deux touchés, tandis que Manning s'est contenté de 31 de ses 45 passes tentées pour des gains de 333 verges, un majeur et une interception.

Brees, qui a été nommé joueur par excellence du Super Bowl, a tenu à souligner l'importance de la victoire des Saints. «Nous avons cru en nous et nous savions que nous avions une ville entière, et peut-être même un pays entier derrière nous, a déclaré Brees. Que puis-je dire? J'ai essayé d'imaginer ce moment pendant longtemps, et c'est mieux que ce que je croyais.»

«C'est le moment de célébrer pour les Saints. C'est leur terrain, et c'est leur championnat», a dit Manning, l'air visiblement secoué par la tournure des événements.

Les Saints, loin d'être dépités par la puissante machine des Colts, ont trouvé un moyen de s'inscrire au tableau au début du deuxième quart. Brees est parvenu à mener ses hommes suffisamment loin dans la zone ennemie pour permettre au botteur Garrett Hartley de réaliser un placement de 46 verges qui portait la marque à 10-3.

Brees a de nouveau frappé à la porte des Colts quelques instants plus tard, et Hartley a réussi un placement de 44 verges qui réduisait l'écart à 10-6 à la mi-temps.

Payton joue d'audace

L'entraîneur-chef des Saints, Sean Payton, a joué d'audace en début de deuxième demie alors que Hartley a réalisé un botté court qui a été récupéré par son coéquipier Chris Reis.

Les Colts, encore sonnés par ce revirement, ont permis à Brees de mettre la table pour le touché de Thomas, qui a capté une courte passe dans le flanc droit avant de déjouer quelques joueurs et d'accéder à la zone payante, 16 verges plus loin.

Les Colts ont répliqué dès la progression suivante lorsque Addai a parcouru quatre verges et permis aux siens de reprendre les devants 17-13, mais Hartley a réussi son troisième placement du match — cette fois sur 48 verges — pour réduire l'écart à 17-16. Hartley est ainsi devenu le premier botteur de l'histoire du Super Bowl à réussir trois placements de plus de 40 verges dans un même match.

Jeremy Shockey a suivi en enfonçant son deuxième touché en carrière au Super Bowl au milieu du quatrième quart, et Brees en a profité pour égaler le record pour le plus de grand nombre de passes complétées dans ce match de championnat établi par Tom Brady au Super Bowl XXXVIII, en 2004. Tracy a cloué le cercueil des Colts en interceptant Manning à trois minutes de la fin, et les Saints ont semé l'hystérie à La Nouvelle-Orléans.
3 commentaires
  • jacques noel - Inscrit 8 février 2010 08 h 25

    Gênant la fleur de lys

    Gênant pour les Montréalais de voir les Saints afficher fièrement la fleur de lys!

    Ni le Canadien, ni l'Impact, ni les Alouettes arborent le symbole national. C'est dire à quel point Montréal a un problème avec la fleur de lys!

  • François Caron - Abonné 8 février 2010 11 h 58

    Peyton et la défaite

    C'est ma perception, mais voilà, le très antipathique Peyton Manning s'est toujours cru, par son talent immense et son idoine attitiude arrogante d'être supérieur d'extraction white-anglo-saxon-protestant-christian sur le terrain, plus gros showman que ses joueurs. plus gros que l'équipe, plus gros qu'indianapolis, plus gros que sa Conférence, plus gros que la Ligue.

    Alors voilà la Défaite qui lui amènera l'humilité nécessaire pour entrer la tête haute mais avec l'attitude du bon Américain blanc humble travaillant au Temple de la Renommée du Football américain.

    Mais vous me direz, ce n'est que du football, du sport commercial et vous aurez raison, mais voilà, voir un jeune blanc-bec redneck à l'égo suffisant grandir, c'est une belle leçon de choses pour la jeunesse.