Jeux olympiques d'hiver - Québec présente son comité

Québec — Hier avait lieu la présentation de l'équipe qui défendra la candidature de Québec pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018 ou de 2022. Pour l'assister dans la préparation de la candidature de la ville, le président du comité Claude Rousseau a fait appel à des gestionnaires reconnus du monde du sport, de la culture et des transports.

Le comité «Équipe Québec» présenté hier compte 15 personnes, en plus de M. Rousseau, un ancien haut dirigeant de Bell Canada qui est très engagé dans le monde sportif de la capitale. Le groupe comprend le copropriétaire des Remparts et président du Rouge et Or-football, Jacques Tanguay, l'ancien directeur général du 400e Daniel Gélinas, le président d'Interbox, Jean Bédard, le président du C.A. de l'aéroport de Québec, Gaëtan Gagné, le président de l'Océanic de Rimouski, André Jolicoeur, la présidente de la Chambre de commerce de Québec, Liliane Laverdière, et le recteur de l'Université Laval, Denis Brière.

Pour représenter les athlètes, on a invité à la table l'ancienne championne d'escrime Marie-Huguette Cormier, qui est aujourd'hui présidente du C.A. du Conseil du sport de haut niveau.

Le président du comité a par ailleurs tenu à donner une place à ceux qui ont défendu la candidature de Québec 2002 en nommant le Dr Fernand Labrie et le Dr Jean Grenier «conseillers spéciaux». «On veut utiliser ce qui a déjà été fait», a-t-il dit.

En dépit de son enthousiasme, M. Rousseau s'est montré prudent à plus d'un égard. Il a notamment tenu à faire savoir qu'un sous-comité, dont il est pour l'instant le responsable, serait chargé exclusivement de l'éthique.

Pour l'heure, M. Rousseau n'a pas non plus voulu dire en quelle année il comptait attirer les Jeux à Québec et laquelle des deux années souvent évoquées — 2018 ou 2022 — il jugeait la plus réaliste.

Il a par ailleurs tenu à souligner que le comité ne se contenterait pas des JO et qu'il comptait attirer différents événements sportifs au cours des prochaines années, dont le Championnat canadien de patinage artistique de 2013, les Universiades de 2017 et éventuellement, la Coupe du monde de ski de fond. «Notre principe, c'est que plus on postule, plus on va en avoir», a-t-il déclaré.

Pour l'heure, le comité entend concentrer son énergie sur l'évaluation des infrastructures existantes, le dossier de l'amphithéâtre et le suivi des Jeux de Vancouver. M. Rousseau maintient en outre que trois dossiers sont prioritaires: la construction de l'amphithéâtre, l'anneau de glace et la montagne où auront lieu les épreuves de descente en skis.

Au dire de l'ancien champion de ski de fond Pierre Harvey, qui animait la rencontre d'hier, le fait que le sommet le plus élevé de la région — le cap Maillard de Petite-Rivière-Saint-François, soit inférieur à la norme olympique n'est pas en soit inquiétant. «D'ici 4, 5 ou 10 ans, les règles de la FIS [Fédération internationale de ski] peuvent changer. Ils ne peuvent pas se concentrer sur les mêmes quatre pays qui ont de grosses montagnes.»

Selon cet ancien champion des longues distances, le principal défi du projet olympique de Québec réside ailleurs. «Je pense que le grand défi, ça va être la patience. À Québec, on veut que ça arrive tout de suite, demain matin. On rêve. C'est loin 2022, mais moi je pense que c'est possible. Si on est patient, on peut se rendre.»

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