L'Impact ne cesse de surprendre

Grâce à ses deux buts, mercredi, Eduardo Sebrango s’est chargé de garder le rêve des joueurs montréalais bien vivant.
Photo: Jacques Nadeau Grâce à ses deux buts, mercredi, Eduardo Sebrango s’est chargé de garder le rêve des joueurs montréalais bien vivant.

L'Impact de Montréal ne cesse de surprendre en Ligue des champions de la CONCACAF.

La troupe de l'entraîneur John Limniatis s'est déjà rendue bien plus loin qu'on n'aurait jamais osé le croire, au printemps 2008, quand on a annoncé la mise sur pied de cette compétition continentale pour les clubs d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes. La victoire de 2-0 contre le Santos Laguna, mercredi, à l'occasion du match aller de la série quart de finale, laisse même miroiter une qualification pour les demi-finales.

Le onze montréalais n'est donc plus qu'à deux doigts d'une place en grande finale. Et à trois doigts d'un laissez-passer pour la Coupe du monde des clubs.

Mercredi, une défaite honorable aurait satisfait la plupart des 55 000 spectateurs venus participer à la fête au Stade olympique. D'autant plus que le onze montréalais en était à son tout premier match de l'année, après une pause de quatre mois. Mais Eduardo Sebrango s'est chargé de garder le rêve des joueurs montréalais bien vivant, grâce à son doublé.

L'équipe qui a été couci-couça l'an dernier dans la USL, un championnat de deuxième ordre, pourrait donc fort bien se targuer très bientôt d'être parmi les quatre meilleurs clubs de la CONCACAF.

«La clé, c'est que nous cherchons constamment à améliorer notre niveau de jeu. Nous ne nous satisfaisons pas de ce que nous avons obtenu, nous en voulons toujours plus», a déclaré Matt Jordan après le match au Stade olympique, pour expliquer les succès soutenus de l'Impact en Ligue des champions.

«Notre objectif, c'est simplement de s'améliorer de jour en jour, a ajouté le gardien de l'Impact. Nous avons plusieurs joueurs de talent, mais nous ne perdons pas de vue le fait qu'il faut jouer en équipe pour bien faire.»

«Le fait d'avoir remporté le tournoi au niveau canadien a ouvert la porte, on dirait. On s'est ensuite dit que puisque l'opportunité se présentait, il ne fallait pas la laisser passer», a noté le défenseur Nevio Pizzolitto.

«Ce n'était pas évident de bien faire puisqu'avec les matchs de la USL, ça nous faisait beaucoup de soccer à chaque semaine, a souligné le milieu Sandro Grande. Il a fallu gérer la fatigue. Mais on dirait qu'à un moment donné, il y a une vague qui s'est formée et on a surfé dessus.»

«Il y aussi le fait que les entraîneurs avaient toujours un bon plan de match, et les joueurs ont su répondre en faisant preuve de discipline.»

Après avoir profité d'une journée de congé, hier, les joueurs de l'Impact devaient prendre un vol en direction de Houston, aujourd'hui, afin d'y affronter le Dynamo samedi. Cet affrontement contre le club de la MLS servira surtout à préparer le match retour contre Santos Laguna, jeudi prochain à Torreon, au Mexique. Mais il pourrait aussi rapporter des dividendes à moyen terme puisque si l'Impact remporte sa série contre le club mexicain, il affronterait le vainqueur de la série entre le Dynamo et Atlante en demi-finale.

Pour l'instant, cette série-là est égale 1-1. L'Impact arrivera en sol mexicain dès lundi.

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