Stéphane Robidas n'a pas le sentiment d'être à sa place

Invité à remplacer Niklas Lidstrom, des Red Wings de Detroit, qui a déclaré forfait, Stéphane Robidas est quelque peu intimidé de côtoyer la crème de la crème des joueurs de la LNH.

«Je ne me sens pas réellement à ma place ici», a déclaré le défenseur des Stars de Dallas, hier.

Robidas a dû se pincer quand le directeur général des Stars, Les Jackson, lui a demandé de représenter l'équipe à Montréal.

«Je croyais que j'étais victime d'une blague, a-t-il confié. Évidemment que j'ai tôt fait d'accepter. C'est quelque chose de gros. Je vais me rappeler longtemps de cette fin de semaine.»

Pour Robidas, qui est âgé de 31 ans, l'honneur qu'on lui fait souligne tout le cheminement qu'il a parcouru depuis que le Canadien l'a réclamé au septième tour de la séance de repêchage de 1995.

«La situation peut changer rapidement au hockey. Je me rappelle qu'à ma première saison avec le Canadien, j'ai été retranché dans une vingtaine de matchs de suite. À ma seconde saison, on a soumis mon nom au ballottage et les Stars m'ont réclamé.»

«Une carrière est marquée de hauts et de bas. On essaie de profiter au maximum des meilleurs moments, a-t-il mentionné. Les blessures qu'ont subies Sergei Zubov et Philippe Boucher, la saison dernière, sont l'explication à ma présence ici, aujourd'hui.»

Après avoir passé un peu plus d'une demi-saison dans l'uniforme des Blackhawks de Chicago en 2003-04, le Sherbrookois a effectué un retour chez les Stars, au retour du lock-out en 2005-06. Robidas a disputé une première saison complète dans la LNH en 2007-08, en totalisant 26 points, y compris neuf buts. Cette saison, il est en voie de faire mieux avec un dossier de deux buts et de 19 points en 42 matchs.

Giguère, après sa colère

Un autre Québécois, Jean-Sébastien Giguère, en sera à sa première participation au match des étoiles.

Giguère a retrouvé le sourire dès son arrivée à Montréal, lui qui a piqué une colère au cours du dernier match des Ducks d'Anaheim, mercredi. Il n'a pas apprécié que l'entraîneur Randy Carlisle le retire après qu'il eût accordé deux buts aux Islanders de New York en première période. Il a fracassé son bâton en rentrant au banc, avant de lancer son masque et de lui donner un coup de pied.

«Je n'aurais pas dû réagir de la sorte, a-t-il reconnu. Je n'en veux pas à Randy. Il est le patron, il prend les décisions. Je ne suis pas toujours d'accord. Ce n'est pas la première fois que l'on est mécontent l'un envers l'autre.»

Giguère, qui montre une fiche de 12-12-4, une moyenne de buts accordés de 3,08 et un taux d'efficacité de 90,4 %, a dit souhaiter que la trêve lui fasse le plus grand bien, à lui et à toute l'équipe des Ducks, parce qu'il est insatisfait de son rendement depuis environ un mois et demi.

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